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L'antigym soigne les fibres corporelles et émotionnelles

Cette méthode, qui fête ses 40 ans, sera mise en avant partout en Suisse du 11 au 17 septembre.

La praticienne Valérie Dumauthioz. conseille de loin sur les postures à prendre.
La praticienne Valérie Dumauthioz. conseille de loin sur les postures à prendre.
Odile Meylan
Les accessoires sont peu nombreux: des baguettes pour travailler les pieds, des petites balles à serrer ou à placer sous un muscle.
Les accessoires sont peu nombreux: des baguettes pour travailler les pieds, des petites balles à serrer ou à placer sous un muscle.
Odile Meylan
Des petites balles servent à contracter certains muscles.
Des petites balles servent à contracter certains muscles.
Odile Meylan
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Derrière son nom quelque peu rebelle – la méthode est née dans les années 70 en parallèle avec l’arrivée de l’antipsychiatrie –, l’antigym s’inscrit parfaitement dans notre époque. Jamais l’humain n’a eu autant besoin de se retrouver, dans un monde qui part en vrille et ne cesse de basculer du côté virtuel de la force.

C’est la Française Thérèse Bertherat, aujourd’hui décédée, kinésithérapeute et auteure en 1976 du best-seller Le corps a ses raisons, qui a imaginé ces mouvements. Aux côtés de l’hypnose, de la méditation ou du yoga, l’antigymnastique invite tout un chacun, au moyen de différentes positions, à recentrer son corps désaxé par les expériences de vie.

Douce, profonde et efficace

Seule praticienne du canton de Vaud, Valérie Dumauthioz organise des stages à Lausanne et à Villars-Bozon. Elève de Thérèse Bertherat, elle avoue que sa vie a changé quand elle est tombée sur le livre de cette dernière dans une vente de bouquins de seconde main. «Après l’avoir dévoré, j’ai voulu pratiquer puis apprendre la méthode. Elle est si douce et pourtant si profonde, si efficace.»

De l’extérieur, les mouvements sont tout sauf spectaculaires. Les positions semblent simples, mais les maintenir puis les modifier demande souvent un réel effort et fait sortir énormément d’émotions enfouies depuis très longtemps.

Délier tout son dos

«On passe beaucoup de temps couché, on libère le mental et on se connecte avec notre corps. On dénoue son bassin, on fait appel à la langue qui est directement liée au diaphragme qui commande la respiration, on utilise la mâchoire. Et après quelque temps, on parvient à bouger son petit orteil tout seul. Avec des gestes infimes, on délie tout son dos.»

La praticienne, elle, tourne autour des participants, leur prodiguant des conseils, les invitant doucement à bouger, sans jamais donner d’ordre. «Je vérifie simplement que chacun soit dans son axe. Ensuite, chacun fonctionne au ressenti. Il n’y a pas de juste ou de faux. L’important est de se faire confiance.»

Libération et émotions

Les participants travaillent donc toutes les parties de leur corps, la plupart du temps les yeux ouverts, et le laissent retrouver sa forme initiale, primaire. «Notre histoire est écrite dans notre corps, dans nos compensations, dans nos postures. En les libérant, on revisite des émotions passées, explique Valérie Dumauthioz. Les larmes, les rires incontrôlés et les moments de béatitude complète sont fréquents durant nos stages.»

L’antigym est vraiment praticable par tout le monde, la cliente la plus âgée de Valérie Dumauthioz a 94 ans. La méthode est aussi souvent une passerelle vers autre chose, un mieux-être qui ouvre d’autres perspectives, comme ce monsieur qui s’est mis à la danse de salon.

Elle peut aussi aider des athlètes confirmés. «Un jeune sauteur en longueur est venu me voir. Il s’était blessé à la cheville de son pied d’appel, raconte celle qui insiste qu’elle est praticienne et non thérapeute. Après quelques séances d’antigym, il a appris à s’élancer avec l’autre pied, puis avec les deux. Son coach lui demandait de faire des pompes et autres exercices de préparation, mais il ne faisait que de l’antigym et, plus à l’écoute de son corps, sautait avec le pied qui lui semblait le meilleur le jour du concours!»

Semaine de l’antigymnastique en Suisse Du 11 au 17 sept. www.antigymnastique.com Il existe aussi la méthode MLC (Méthode de libération des cuirasses) créée par Marie-Lise Labonté et pratiquée par Madeleine Giarre à Buchillon https://espacel.ch/mlc-antigymnastique

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