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Les artistes se taillent un costume

Une trentaine de plasticiens ont envahi le parc Mon-Repos à Lausanne sur un thème donné par le jury de Visarte Vaud.

Comme une seconde peau. Un écran. Un espace de discussion… Les sculptures sont devenues costumes au signe de ralliement donné par Visarte Vaud pour «Sculptumes & costures», 2e édition de son exposition au parc Mon-Repos de Lausanne. Défroquées par Pavel Schmidt ou spirituelles comme le Boudhanglier de Zaric, mises à nu par Etienne Krähenbühl ou à vif par Denis Roueche, elles forment un cortège chamarré. Un cortège avec ses tensions, ses leviers poétiques et ses pauses plus anecdotiques ou volontairement drapées dans leur impénétrabilité. Un cortège de débats donc… et de questionnements sur l’art, sa place et sa perception dans l’espace public.

Piquant leurs banderilles dès la belle saison pour réveiller le regard, les expositions plein air se multiplient, mais le mode d’emploi ne varie pas. On cherche, on découvre, on se laisse prendre, confondre ou méprendre. Et si les courbes sensuelles de La baigneuse de Milo Martin ont pu choquer un jour, l’impassible numéro un à l’inventaire des œuvres d’art de la ville de Lausanne tient son rang depuis 1924. Mais que dire de ce fauteuil Louis XV renversé dans un bric-à-brac savamment agencé et bien en vue sur une pelouse? Œuvre d’art dénonçant la surconsommation ou intrus? «Les jardiniers n’osent pas le débarrasser pensant qu’il fait partie du parcours, et nous, on ne sait pas qui l’a mis là», s’amuse le sculpteur et curateur Nikola Zaric.

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