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Andy Goldsworthy, un artiste qui prend le vent, les fleurs et les pierres

Sortie d’un documentaire sur le Britannique qui dialogue avec la nature.

Un crachat de pétales signé Andy Goldsworthy.
Un crachat de pétales signé Andy Goldsworthy.
FILMSUITE

Dans «Penché dans le vent», le réalisateur Thomas Riedelsheimer montre l’artiste Andy Goldsworthy en train de tester sa résistance au vent au sommet d’une colline battue par la tempête. Brièvement, le sexagénaire semble parvenir à trouver un équilibre précaire entre son corps incliné du côté de la pente et le vent violent qui le soutient… Mais le Britannique ne cherche pas forcément l’exploit. Il expérimente, il teste, il se soumet à des chemins de traverse qui le font par exemple emprunter les buissons le long d’un bâtiment plutôt que le trottoir du commun des mortels.

Ce deuxième film consacré par le cinéaste allemand à cet artiste hors norme permet de s’approcher au plus près de ses processus créatifs, qu’il se fraye un pénible chemin aérien au sommet d’une ligne d’arbustes, qu’il colle patiemment des centaines de pétales colorés sur la pierre des villes pour créer des bandes colorées ou qu’il se couche à même le bitume pendant la pluie avant de se relever et de laisser la sèche marque d’un homme sur le sol.

La démarche d’Andy Goldsworthy, land artist ou artiste de l’environnement, a évolué ces dernières années – le métrage a été réalisé entre 2013 et 2016 – pour se rapprocher et de la ville et de la performance. Ses interventions plus architecturales sont également documentées – la plus impressionnante demeure peut-être cette tranchée en pleine nature qui passe au milieu de blocs de pierres parfaitement coupés en deux. Dans tous les cas, cet amoureux des médias naturels ne cherche pas à militer, il n’assène aucun discours autre que celui de son propre questionnement, ce dialogue avec l’environnement, le paysage, les arbres, les pierres, entamé voilà quarante ans.

L’intérêt de «Penché dans le vent» est de permettre un accès à des œuvres qui sont cantonnées le plus souvent aux lieux de ses interventions, même si l’artiste a aussi beaucoup travaillé avec la photographie pour les documenter, notamment dans son travail sur des arbres dont il met en lumière et en couleurs les brisures par exemple. Le film devient ainsi un prolongement presque naturel pour sauvegarder ses performances qui, elles aussi, puisent dans une poétique intime de son rapport aux paysages de toutes sortes.

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