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L'animation suisse se fête à plusieurs

Les 50 ans du GFSA seront célébrés à la Cinémathèque, avant l’ouverture de l’expo «Swiss Animation» samedi.

Un extrait d'«Autour de l'escalier».
Un extrait d'«Autour de l'escalier».
Jonathan Laskar

Le cinéma d’animation est fêté ce jeudi à la Cinémathèque. Dans le cadre d’une soirée qui célèbre les 50 ans du Groupement suisse du film d’animation (GFSA), divers projets sont présentés en exclusivité, dont le film «50: 50», le résultat d’une collaboration unique entre une cinquantaine de professionnels à travers le pays.

L’idée remonte à 2016, lorsqu’un appel est lancé par quelques membres du GFSA lors du Festival Animatou. «Il était important pour nous de marquer le coup, explique Jonathan Wuest, animateur et initiateur du projet collectif. Le GFSA nous a énormément aidés dans le passé et nous représente aujourd’hui auprès des autorités.»

Après avoir récolté de nombreuses réponses, un premier rendez-vous est organisé à Berne début 2017, dans le but d’élaborer la clé de voûte du projet. Après la répartition des tâches, douze mille heures de travail seront nécessaires pour réaliser quinze séquences de trois minutes, entrecoupées à chaque fois d’un morceau d’une autre histoire qui agit comme un liant. «50: 50» met également en lumière la diversité des productions helvétiques.

Une pieuvre qui devient athlète

Ainsi «Bibo» s’adressera principalement aux enfants, avec un renard réalisé en 3D qui doit apprendre à souffler des bougies pour fêter son anniversaire. «Autour de l’escalier», une œuvre musicale à laquelle Georges Schwizgebel a pris part, utilise le «loop», une technique chère à l’artiste qui donne la possibilité de répéter une même action en boucle. Et dans ce cas de créer un effet de rythme avec la musique. Dans ce bijou merveilleux, des êtres humains tournent en rond dans un escalier sans issue, tous assommés par une musique qui les hypnotise. Mais lorsque le ballon d’un enfant s’échappe du cercle infernal, un univers nouveau et empreint de touches fantastiques s’ouvre au spectateur. Une pieuvre fait son apparition et se transforme en athlète. Un homme squelette fait pousser des fleurs au balcon et des personnages abstraits sautent dans les airs. «Le cinéma d’animation a cette formidable faculté d’ouvrir notre réalité à d’autres horizons», soulève encore Jonathan Wuest.

Un film marathon

Cofondateur du GFSA avec Gisèle Ansorge et Bruno Edera en 1968, Georges Schwizgebel sera doublement présent lors de la soirée à Montbenon. Puisqu’il a aussi conduit un atelier avec quarante étudiants de l’école Ceruleum, de la HES de Lucerne et de l’Institut supérieur des arts appliqués de Paris. Toute l’équipe a réalisé un film marathon durant deux jours, «Les 50 heures de l’animation». Avec un thème: le carnaval. Le résultat sera projeté ce jeudi, précédant un deuxième programme qui rassemble les meilleurs films des festivals Animatou et Fantoche.

«50: 50» et «Les 50 heures de l’animation» seront intégrés à l’exposition itinérante «Swiss Animation - ça bouge», aussi organisée par le GSFA et de passage au Flon dès samedi. Après cinquante ans, le succès du cinéma d’animation ne désemplit pas.

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