«L'art brut» se lit en Chine et en chinois

EditionVendue à 42'000 exemplaires et dans l’attente d’une réédition actualisée, l’histoire de la Collection lausannoise sort dans les librairies de l’Empire du Milieu.

La version chinoise de l’ouvrage a pu voir le jour grâce à la Ville de Lausanne, Uli Sigg et SinOptic.

La version chinoise de l’ouvrage a pu voir le jour grâce à la Ville de Lausanne, Uli Sigg et SinOptic. Image: DR

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Le temps où on le disait «injustement méconnu» commence à dater. Depuis que la Biennale de Venise 2013 lui a donné un éclairage grand public, l’art brut ne rate plus aucune grand-messe de la scène contemporaine. Tous fous de ces chemins de traverse, les musées lui ouvrent une section ou se créent en son nom, le marché en redemande et les accrochages se multiplient avec, très souvent, la Collection lausannoise comme référence. L’expo Aloïse Corbaz à l’affiche à Villeneuve-d’Ascq lui doit de nombreux prêts alors que «Véhicules», ouverte samedi au Musée international des arts modestes de Sète, est une reprise intégrale.

Contagieuse, cette frénésie s’apprête même à emballer les terres plus réticentes de la Chine. Lucienne Peiry, alors directrice de la Collection de l’art brut, en avait ramené les visions de Guo Fengyi – tenue à l’écart par les institutions de son pays –; quatre ans plus tard, c’est l’histoire de l’Art Brut qui fait le voyage inverse. Pour sa thèse, Lucienne Peiry, en avait suivi le fil depuis son «irruption» en 1945 jusqu’à sa «consécration» en passant par l’ouverture de la Collection de l’art brut à Lausanne, Flammarion l’avait éditée en 1997, puis traduite en anglais et en allemand avant d’en écouler 42 000 exemplaires.

«Un succès de best-seller» que l’éditeur cultive avec la sortie début juin aux Presses universitaires de Shanghai de la version chinoise et la commande d’une septième réédition actualisée jusqu’à nos jours. «C’est un formidable rayonnement pour la Collection et pour Lausanne, se réjouit Lucienne Peiry. A ma connaissance, aucun autre musée romand n’a d’ouvrage racontant son histoire en quatre langues dont le chinois.»

Créé: 30.03.2015, 16h31

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