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L’Art Brut sert son appellation d’origine pour ses 40 ans

Pour célébrer quatre décennies de succès, la Collection revient à ses fondamentaux en revisitant l'expo imaginée par Dubuffet en 1949 à Paris.

Le dr. Jacqueline Porret-Forel avait été trouver Dubuffet à Paris pour lui présenter des travaux de la Lausannoise Aloïse devenue depuis une figure emblématique de l’Art Brut.
Le dr. Jacqueline Porret-Forel avait été trouver Dubuffet à Paris pour lui présenter des travaux de la Lausannoise Aloïse devenue depuis une figure emblématique de l’Art Brut.
JEAN-CHRISTOPHE BOTT

C’est l’histoire d’une urgence, d’une nécessité viscérale, d’un choc. L’histoire de l’Art brut. Jean Dubuffet l’a induite en artiste en quête d’un ailleurs sensible, il l’a écrite en explorateur sans limites, il l’a aussi scellée en collectionneur avant d’être le généreux donateur qui a placé Lausanne en tête des incontournables de l’Art brut. En 1971, l’homme par qui il s’est fait un nom choisissait de confier cet ensemble de 5300 pièces unique au monde à la Ville dans la perspective de l’ouverture d’un musée. Ce sera chose faite le 27 février 1976. Depuis, la Collection de l’art brut veille sur l’histoire tout en nourrissant le feu de cette révolution esthétique, ses réserves se sont remplies jusqu’à dénombrer plus de 60 000 travaux en même temps que l’envie d’Art brut devenait contagieuse dans le monde. Mais pour la première exposition de cette année anniversaire, l’institution tient son rôle de référent et remonte à ce jour de 1949 où Dubuffet signait un «manifeste pour un art qui n’en a pas l’air» en accrochant ses trouvailles dans une galerie parisienne.

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