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L'art contre nature

Le plasticien vaudois Julian Charrière «invite à disparaître» avec des photos monumentales dans un dialogue artistique tout en force avec le barrage de Mauvoisin.

Le barrage de Mauvoisin, «un site époustoufflant» pour Julian Charrière qui a répondu à l’invitation de Art en balade avec une série de photos prises dans une palmeraie indonésienne.
Le barrage de Mauvoisin, «un site époustoufflant» pour Julian Charrière qui a répondu à l’invitation de Art en balade avec une série de photos prises dans une palmeraie indonésienne.
ROBERT HOFER

Des palmiers à 2000 mètres? En plus dans les Alpes valaisannes! Déjà qu’aucun arbre indigène n’est censé pousser à cette altitude, l’irruption tient de l’hérésie ou – peut-être – de la prémonition climatique. Mais s’il est un doute à bannir, ce serait d’y voir une magie autre que celle de Julian Charrière. Cette esthétique discursive plébiscitée dans les expositions à forte conscience ajoutée, ce génie du sortilège responsable que l’artiste diffuse avec une même intégrité dans les Biennales d’art contemporain comme à Art Basel. Après un lâcher de pigeons de couleur dans la Cité des Doges, l’attaque au chalumeau d’un iceberg, les forêts de Tchernobyl traversées avec les yeux d’un cerf, sur la couronne du barrage de Mauvoisin… une fois encore, c’est l’ordre établi que le plasticien vaudois bouscule avec son défilé de palmiers.

La dynamique entre les photos est différente, jouant sur les angles et la composition à l’aller et sur les dégradés de couleur au retour. Photo: ROBERT HOFER
La dynamique entre les photos est différente, jouant sur les angles et la composition à l’aller et sur les dégradés de couleur au retour. Photo: ROBERT HOFER

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