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L’art, nouvelle énergie de l’usine électrique

Longtemps en retrait, Montreux s’ouvre une nouvelle perspective sur la scène plastique grâce à une coloc' d’artistes dont Christine Sefolosha et Eric Winarto.

Montreux,  le 14  juillet  2016. L'ancienne usine électrique de Taulan dans le quartier des Planches à Montreux, c'est muée en  espace d'art contemporain où se côtoient ateliers et salles d'expositions.
Montreux, le 14 juillet 2016. L'ancienne usine électrique de Taulan dans le quartier des Planches à Montreux, c'est muée en espace d'art contemporain où se côtoient ateliers et salles d'expositions.
Chantal Dervey
Dans le hall d'entrée, le navire métallique de Pascale Allamaud.
Dans le hall d'entrée, le navire métallique de Pascale Allamaud.
Chantal Dervey
Le livre d'or attend les éloges des visiteurs.
Le livre d'or attend les éloges des visiteurs.
Chantal Dervey
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Deux heures ont passé, la lumière n’est plus, il faut courir à l’interrupteur. Le comble dans une usine électrique, mais Christine Sefolosha n’en fait même plus cas. L’énergie, l’artiste a l’habitude de la renouveler à différentes sources. L’intangible. La perpétuité. Le fantomatique. L’humanité. Accrochée à l’enseigne de la Neuve Invention ou de l’Outsider Art à Paris, New York et Lausanne, la Montreusienne raffine leurs dissonances pour les faire jouer sur la Toile et excelle dans l’ordonnance de leurs réalités. Rêves architecturés, vaisseaux chargés de mutants, ses toiles naviguent dans l’entre-deux pour aborder l’attente. Pas étonnant que l’artiste se soit retrouvée dans ce Taulan entre deux âges, cette usine électrique turbinant encore à plein régime les eaux de la Baye de Montreux, mais désertée par les employés de Romande Energie partis vers la modernité.

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