Passer au contenu principal

L’art de la reconnaissance

Au plus près de la jeune création romande, la Fondation Irène Reymond récompense trois artistes d’un chèque de 15 000 fr.

L’indifférence… Irène Reymond l’a vécue dans sa pratique de la peinture et du collage, elle l’a subie même. Mais, généreuse dans sa quête de nouveauté dans l’art comme dans sa vie, la Vaudoise (1902-1998) saluée par Fernand Léger a souhaité qu’une fondation lui succède pour aider les jeunes créateurs à tracer leur sillage. Depuis 1986, les promotions vont trois par trois et ont toujours su lire l’avenir de belles destinées (Francine Simonin, Carmen Perrin, Alain Huck ou encore Philippe Decrauzat).

Toujours plus difficile de l’aveu du jury, le choix 2015 s’est arrêté sur le travail vidéo et installatif de Gabriela Löffel (Genève, Berne), porté par un regard critique sur la société du spectacle. Le jury est aussi entré dans la danse déjantée des sculptures hybrides et improbables de Christopher Füllemann (Lausanne, Oakland, Zurich). Il a encore vibré avec Gilles Furtwängler (Lausanne), artiste et performeur qui ne fait pas qu’affirmer: «Tout est support au mot, parlé ou écrit.» Tous trois ont reçu un chèque de 15 000 fr.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.