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Augustin Rebetez sort déjà un film de confinement totalement délirant

«Love of God in Quarantine» est diffusé sur le site de Vidy et de 24heures. Folie!

Le plasticien Augustin Rebetez fait partie des artistes ravis par le confinement. Dans sa maison jurassienne - qu’il profite de retaper - il peut s’adonner à toutes ses obsessions et sa copine n’a pas le droit de s’échapper. «J’ai de la chance, à la campagne on est isolé, moins touché, mais je serais moins détendu si ma mère était malade...» Le trublion multidisciplinaire ne perd pas son temps et jongle avec les tâches, pas toutes domestiques. «Je suis le bobo tout content d’avoir enfin le temps de planter ses carottes et de faire son film à la maison.»

Dès ce jeudi, le vidéaste sort sa nouvelle oeuvre, un «Love of God in Quarantine» de près de 25 minutes, à visionner sur le site du Théâtre de Vidy et sur celui de 24heures. «J’aime bien ce film, il est une réponse à la question: que font les artistes en confinement? Là on lance un bon pavé dans la mare, plus débile que jamais.» Augustin Rebetez revendique une production non-professionnelle, un cinéma low-fi. «J’ai pris les gens qui vivaient avec moi, on l’a bouclé en 4-5 jours. Comme on ne peut pas sortir, on parle de comment on devient fou en restant à la maison, ce qui arrive à la plupart des gens.» Même à l’artiste confessant quelques tensions dans la fréquentation de ses colocataires.

Le confinement jusqu'au délire

Dans son film, le confinement prend en tout cas un tour totalement chaotique, exacerbant les lubies de chacun jusqu’au délire. «Un film à mi-chemin entre le documentaire et la fiction», commente l’artiste qui verrait bien sa production bricolée programmée à Visions du Réel. «Le monde serait plus rigolo. Pour l’instant, je ne vois personne rire du coronavirus. Peut-être que le public va trouver ça ignoble.»

Plus sérieusement, Augustin Rebetez espère que cette crise sera l’occasion de changer de perspective. «En Argentine, ils ont des crises presque chaque année… En Suisse, on n’a pas l’habitude, mais je vois que, même chez nous, cela montre que si l’on veut on peut prendre des décisions politiques plus rapidement. Une après-midi devrait ainsi suffire au conseil fédéral pour interdire la 5G.» Sur le plan artistique, celui qui puise son inspiration dans l’underground voit dans la période actuelle la confirmation de son envie de travailler de façon «plus percutante, plus énervée, avec de la sueur et des tripes - ce qui manque un peu dans la région. Il faut avoir envie de croquer des poutres avec la langue.»

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