La BD se mobilise pour les droits de l’homme

Bande dessinéeUne foule d’auteurs s’associent pour illustrer les 30 articles de la Déclaration dans un numéro spécial de «Spirou».

Signée Émile Bravo, la couverture du magazine «Spirou».

Signée Émile Bravo, la couverture du magazine «Spirou». Image: ÉD. DUPUIS

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À chiffre rond, événement exceptionnel. Pour son numéro 4200, disponible en kiosque depuis mercredi, le magazine «Spirou» s’est associé aux Nations Unies afin de célébrer en bande dessinée le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Fondamental mais souvent méconnu, le texte comporte trente articles. Chacun est illustré à sa façon par un auteur différent. Parmi eux, des habitués de l’hebdomadaire belge, à l’image de Christophe Bertschy («Nelson»), Delaf et Dubuc («Les Nombrils») ou Nob («Dad»). Mais aussi des dessinateurs de renom plus inattendus, tels que Derib («Yakari»), Juillard («Blake et Mortimer») ou Geluck («Le Chat»). Un casting prestigieux pour une parution où l’inventivité fait bon ménage avec l’humour.

«L’idée, c’était de s’adresser par l’entremise de la bande dessinée à un large public que l’ONU n’arriverait pas forcément à toucher», explique à Genève, dans l’enceinte des Nations Unies, Florence Mixhel, rédactrice en chef du magazine «Spirou». «Sous chaque planche, on trouve un des articles de la Déclaration des droits de l’homme. On a travaillé avec le Haut-Commissariat pour obtenir une version simplifiée qui puisse être comprise de tous et mise dans les mains tant des enfants que des adultes.»

Pourquoi le choix du célèbre groom comme symbole? «Depuis sa création, Spirou est un personnage engagé, humaniste, qui a à cœur de défendre les plus faibles. Émile Bravo, qui signe la couverture et le préambule de ce numéro spécial, le prouve. Son Spirou partage de nombreuses valeurs défendues par l’ONU.» Sur la une du magazine, le héros effectue un salut symbolique, deux doigts vers la tempe, en forme d’engagement. Un geste que les initiateurs de l’opération invitent à partager sur les réseaux sociaux, à l’adresse #spirou4rights.

Auteur du diablotin Nelson, le Vaudois Christophe Bertschy n’a pas hésité lorsque la rédaction de «Spirou» l’a sollicité, par l’entremise d’un Doodle envoyé à tous les auteurs. «Je n’avais jamais lu les droits de l’homme auparavant», raconte-t-il. «J’ai illustré l’article 26, qui parle du droit pour chaque enfant d’aller à l’école. Personnellement, je détestais y aller. C’est une fois que je n’y étais plus que je me suis aperçu que c’était un bon moment et que j’aurais mieux fait d’y rester plus longtemps. Si je peux arriver à transmettre un petit peu de cette idée à des plus jeunes, ce serait super.»

La planche de Bertschy, comme celle de tous les autres auteurs concernés, est visible au siège des Nations Unies jusqu’au 19 octobre. Puis au Palais Wilson du 22 octobre au 2 novembre. L’exposition est également accessible en téléchargement gratuit sur les sites de l’ONU, de «Spirou» et de Wallonie-Bruxelles International. (24 heures)

Créé: 11.10.2018, 21h02

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