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Le Centre d’art contemporain d’Yverdon suit le mouvement

Riche d’une vingtaine de biorythmes artistiques, l’exposition en cours jusqu’au 4 décembre marche avec le temps.

Des trois danseuses en mouvement filmées par Camille Llobet, il ne reste que trois visages sans regard. Troublant!
Des trois danseuses en mouvement filmées par Camille Llobet, il ne reste que trois visages sans regard. Troublant!
CLAUDE CORTINOVIS_CACY 2016

Esprit y es-tu? Si L’homme qui marche de Giacometti ne fait pas les cent pas sous les voûtes du Centre d’art contemporain d’Yverdon-les-Bains, c’est sûr que son essence, que sa descendance y sont. La matérialité castratrice. L’humanité fragile. L’échappatoire utopique. En empruntant son titre «No walk, no work» au Britannique Hamish Fulton qui quadrille le monde de ses «marches artistiques» depuis les années 70, l’exposition collective d’art vidéo renvoie globalement l’image d’une dynamique éperdue. Endurante, engagée, passionnée parfois ou alors franchement dépossédée de son sens mais souvent vaine.

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