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David Weishaar et la new peinture figurative

L'artiste à suivre : un choix de Laurent Delaloye

Dans l'espace intimiste, les coprs-paysages de David dialoguent avec ceux de la Vaudoise Jessica Russ (1988)
Dans l'espace intimiste, les coprs-paysages de David dialoguent avec ceux de la Vaudoise Jessica Russ (1988)
DR

Quand mon regard a croisé les yeux de chouette de son élan dessiné au graphite, j’ai su que David Weishaar – né en 1987 à Strasbourg – venait d’entrer dans le cercle des poètes apparus. C’était à l’ECAL en 2012. Qu’il quitte en 2013 avec un master en arts visuels.

Depuis, sa vie de peintre se trace à Lausanne, scène artistique qui regorge de créativité: «Cette ville m’apporte l’énergie, la motivation. Les gens sont vite soudés, on parle d’art, on s’implique.» Pourquoi avoir choisi l’expression figurative? Car elle peut transformer la banalité du quotidien en mélancolie sublimée. Pour l’espace, il s’est «connecté» à l’amie Jessica, pour saisir l’instant fragile du «Rayon vert», juste avant la disparition du soleil derrière l’horizon. En résultent des peintures évanescentes où la figuration frôle l’abstraction, où le corps s’efface pour le paysage, où la perspective part en distorsion. Ce rêveur réinterprète le figuratif à partir de photos glanées sur Internet, dans la presse ou prises par lui-même. Il leur donne une dimension spectrale où les teintes douces priment. Avec elles se cache un discours assuré et assumé, qui s’affine et s’affirme avec le temps. David assume son état d’artiste. À raison.

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