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L’ECAL passe une «General Audition» pleine de sens

Chambre d’écho par excellence, l’école aligne ses ténors et se raconte dans une salle de concert où les murs parlent mais les instruments restent muets.

A l’affiche de Galerie l’elac, que de grandes signatures.
A l’affiche de Galerie l’elac, que de grandes signatures.
ECAL

Il y a un concert, objectivement, les indices ne trompent pas! Mais est-il sur le point de commencer ou déjà terminé? D’entrée… la «General Audition» calée dans la blancheur immaculée de la Galerie l’elac de l’ECAL crée une situation d’attente. Elle appelle. Interpelle. Mais elle sait aussi créer du sens, sortant du travers des expositions braquées sur le malin plaisir de dégainer les questions pour les laisser sans réponse!

Quelque chose se passe, quelque chose de l’ordre de l’union sacrée. On a envie d’en être, d’intégrer cette force centripète, d’être pris dans ce tourbillon d’ondes à la fois magnétiques et solidaires. Les murs envoient du lourd musicalement mais les instruments se taisent, le piano désolidarisé de son rôle par une nouvelle matérialité est devenu sculpture, pareil pour la batterie qui infuse dans la lumière et les transparences ou encore la harpe, floraison de couleurs. Mais il y a encore des vibrations posées au sol, des sonorités, des éclats, des arpèges et… des vélos, peut-être de ceux qui vont au concert. Il est dans l’ambiance, il est aussi ce catalyseur de sens, d’idées, il est encore cette image d’une identité – celle d’artistes passés par l’ECAL ou d’intervenants qui y ont partagé leur savoir-être… artiste. «Au-delà de l’envie d’être un miroir de l’école et de raconter son histoire en creux, on a construit cette exposition autour de ce qui les fédérait: un intérêt précis et quasi général pour la musique. Pour nous, poursuit Stéphane Kropf, commissaire de l’exposition avec Samuel Gross, il était essentiel de montrer dans une école l’importance des connexions entre les artistes, la nécessité de travailler ensemble et de jouer collectif.»

Les ténors de l’ECAL ont tous répondu présent et s’il devait y avoir un Centre d’art contemporain à Lausanne – précisément là où plus qu’ailleurs il se déploie et vibre d’intensités multiples et diverses – sans doute s’enorgueillirait-il d’une telle force de frappe dans ses collections: John Armleder, Valentin Carron, Philippe Decrauzat, Sylvie Fleury, Denis Savary, impossible de tous les nommer, mais il reste quelques jours pour profiter de leur concert.

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