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L’Élysée et le Mudac se parcourent virtuellement, grâce aux couleurs

Le studio lausannois INT présente «LCD Remote», permettant de (re)découvrir les collections des deux musées.

Mille objets de l’Élysée et du Mudac sont en ligne. Ils apparaissent par deux, en fonction de la couleur choisie.
Mille objets de l’Élysée et du Mudac sont en ligne. Ils apparaissent par deux, en fonction de la couleur choisie.
DR

On l’avait aperçu brièvement lors du week-end d’ouverture du MCBA, sur le nouveau site Plateforme10. L’installation «LCD», du studio lausannois INT – seconde structure du groupe Fragmentin, composée de David Colombini, Laura Perrenoud et Marc Dubois, lauréats en 2019 du Prix du rayonnement de la Fondation vaudoise pour la culture – aurait dû officiellement être inaugurée le 13 mars dernier, dans les arcades du quartier des arts.

Elle permettait de parcourir, en parallèle sur deux écrans, les collections du Musée de l’Élysée et du Mudac. Le visiteur choisissait librement une couleur sur un large cercle chromatique placé au-dessus de lui, pour révéler en même temps deux œuvres de la même teinte, appartenant aux deux institutions.

Coronavirus oblige, l’équipe n’a pas perdu le nord et vient de mettre en place, en un temps record, «LCD Remote», une version en ligne du projet, sur lcd.plateforme10.ch. Le résultat est hypnotique: on se laisse guider un peu sans but précis, parmi un millier de photographies et d’objets design, en cliquant quelque part sur l’arc-en-ciel virtuel, à droite de la fenêtre centrale.

Derrière les deux images principales, d’autres œuvres proches de la gamme chromatique forment une mosaïque. Et semblent attendre leur tour: il faudra bien faire son choix pour tomber dessus, tant les possibilités sont nombreuses.

«LCD Remote» surprend par les liens qui se tissent entre des pièces a priori radicalement opposées. Personne n’aurait l’idée de présenter conjointement une photographie de Sam Shaw, datant de 1957, avec Marilyn Monroe et Arthur Miller qui s’échappent en voiture, et une installation en verre d’un artiste inconnu comme «Headed Round The Cape» (2010).

Dépassant la première impression, les correspondances surgissent au-delà du choix chromatique. Le regard de l’actrice, rêveur et complice avec le photographe, répond à la légèreté de l’objet anonyme, dont la fonction paraît aussi abstraite que poétique.

Parfois, il suffit d’un heureux hasard pour percevoir autrement une parcelle du monde.

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