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Figuratif, Frédéric Clot folâtre dans l’espace-temps du pixel

Le Vaudois expose pour la quatrième fois à la Galerie Ditesheim & Maffei à Neuchâtel.

Frédéric Clot entre foisonnement et synthèse.
Frédéric Clot entre foisonnement et synthèse.
DITESHEIM&MAFEI

La vue, aérienne, renvoie à une ville vue de nuit. Ses artères, ses toits. Ses lumières, ses zones d’ombre. À moins qu’il ne s’agisse de l’écheveau de réseaux circulant sur une fiche informatique. Qui sait? Avec le peintre du Nord vaudois Frédéric Clot, les univers s’attirent et s’éloignent. Ils grésillent, crépitent, surgissant en relief en même temps qu’ils aspirent dans les profondeurs.

On y croise avant tout l’abondance végétale comme son extravagance mais aussi les fonds sous-marins et des aménagements intérieurs. Autant d’images que l’artiste coagule pour créer celles qu’il expose à la Galerie Ditesheim & Maffei à Neuchâtel. L’espace visuel est en jeu comme la nécessité de se réapproprier la capacité de voir et de faire des choix dans un flux incessant d’images. «Réapproprier… c’est le mot juste, abonde-t-il. Comme ce flot d’images qui nous arrive chaque jour est à 99% défini par le pixel, l’idée est de se saisir de ce gène de l’image pour le manipuler presque génétiquement.»

La surprise vient alors s’ajouter aux composants de base. «On s’aperçoit que des fougères peuvent faire penser à des coraux, des cactus à des méduses, ça nous ramène aux formes génériques qui se répètent dans le monde», sourit-il. Phénomène de notre imagination, petits arrangements avec la vérité, des apparitions ludiques, animales comme de drôles d’énergumènes pointent également. «Je travaille rapidement à main levée, ce qui donne un côté assez brutal, souvent dans l’urgence, mais des heures d’affilée. Il y a aussi un temps où je prends du recul pour laisser les formes se lier et parfois j’augmente un peu leur force afin de faire valoir leur caractère.»

Les œuvres de Frédéric Clot vivent de loin et de près, différentes. Affiliées à la tradition figurative mais respirant avec l’ère digitale, elles évoluent sur leur propre terrain en partant du plus petit dénominateur commun de l’image pour réapprivoiser le monde, avec le geste pour guide. «Il est empirique, précise l’artiste. Je choisis la taille du pinceau qui correspond à celle que je veux pour le pixel. Après je ne sais pas si c’est pour une meilleure compréhension du monde, c’est en tout cas pour le mettre en vue.»

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