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L’irrésistible «Bédéphile» annonce davantage que le festival

Le troisième numéro de la revue ouvre la portée des expos et explore des champs parallèles.

Tirée de la planche «La boîte au lait» dessinée par Steinlen en 1885.
Tirée de la planche «La boîte au lait» dessinée par Steinlen en 1885.

Dès la couverture, Anna Sommer occupe les 50 premières pages de Bédéphile . Gravures, papiers découpés et dessins à la plume encadrent cinq textes ciselés sur cette Zurichoise si singulière et attachante du monde des bulles. Elle est l’invitée d’honneur de BDFIL (du 14 au 18 septembre, à Lausanne).

Steinlen, oui Théophile-Alexandre (Lausanne 1859 - Paris 1923), l’anarchiste croqueur de chats, prend le relais. Dominique Radrizzani déclare à son propos: «23 février 1884, retenez bien cette date! Si mes calculs sont bons, elle correspond à la première planche BD jamais publiée par un Lausannois.» Elle paraît dans Chat noir, feuille hebdomadaire du cabaret parisien éponyme, et sera suivie par 77 autres. Ce qui donne lieu (dans Bédéphile) à un festival d’hommages, car 50 dessinateurs internationaux s’attaquent au félin. Parmi eux, 10 échappent dans leur pratique à la dictature du phylactère.

Plus loin, Antoine Duplan et Zep décortiquent les 15 vies de Titeuf. Ariel Herbez raconte, avec une empathie non dissimulée, les 20 ans de la revue Drozophile. Ce qui lui donne l’occasion de brosser le portrait du sérigraphe genevois Christian Humbert-Droz. Et si vous souhaitez mieux saisir la portée des scénaristes britanniques dans les comics américains, l’article «V pour Vertigo» vous comblera.

Quant aux «iconolâtres du rire», comme Nicolas Tellop surnomme les Belges Herr Seele et son acolyte Kamagurka, ils bousculent la logique qui veut que l’on ne trouve pas de pain chez le poissonnier. Ou comment les auteurs fadas de Cowboy Henk ont raconté l’Histoire de la Be l gique.

Du côté des champs parallèles, hommage aux disparus: le Zurichois Christophe Badoux et Mix & Remix. Et un essai signé Blutch sur le 9e art. Le Français se questionne sur son besoin de réinterpréter des BD qu’il a aimées. Son texte explore les profondeurs de la création en général. Vraiment bluffant!

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