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Un «Léman» anonyme attribué à Gustave Courbet

Réalisée à La Tour-de-Peilz, où l’artiste est décédé il y a 140 ans, l’œuvre dormait dans un musée normand.

Reconnu de la main du peintre réaliste, «Vue du Léman» (1876) n’a que très peu été exposé jusqu’ici.
Reconnu de la main du peintre réaliste, «Vue du Léman» (1876) n’a que très peu été exposé jusqu’ici.
MUSÉE ART ET HISTOIRE GRANVILLE

Ni le Musée Rath déroulant les années suisses de Courbet – dont quatre en exil à La Tour-de-Peilz – ni la Fondation Beyeler s’intéressant à ce pionnier du réalisme ne l’avaient à leurs cimaises lors de la double célébration de 2014. Et pour cause… si Vue du Léman s’est toujours intitulé de la sorte, la toile, léguée en 1892 par un lieutenant de vaisseau, vivait anonymement au Musée d’art et d’histoire de Granville entre les collections ethnographiques sur le port normand.

Mais après expertise dans l’antre du Louvre, Vue du Léman s’ajoute à l’œuvre d’un artiste fasciné par l’eau et ses paysages: «Je suis ici dans un pays charmant, écrivait-il, le plus beau du monde entier, sur le lac Léman, bordé de montagnes gigantesques.»

Courbet l’a souvent peint, mais «il y a quelque chose de différent dans ce ciel si particulier qui se rapproche du traitement de certains impressionnistes, n’oublions pas qu’ils étaient ses amis», expose Frédérique Thomas-Maurin. Directrice du Musée Courbet à Ornans, elle espère pouvoir accueillir l’inédit très vite. Les pourparlers autour d’un prêt sont en cours.

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