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La longévité et les contrastes du photographe zurichois René Groebli

Le vétéran de 92 ans est à l’honneur d’une exposition à la Bildhalle et d’un livre qui revient sur son noir et blanc somptueux et ses couleurs saturées.

Avec sa série «Karussell», le Zurichois remporte en 1947 le troisième prix d’un concours organisé par le magazine suisse «Camera».
Avec sa série «Karussell», le Zurichois remporte en 1947 le troisième prix d’un concours organisé par le magazine suisse «Camera».
RENE GROEBLI

À la fin du mois dernier, René Groebli était attendu à la Galerie Bildhalle de Zurich pour ouvrir l’exposition qui lui était consacrée et pour signer l’ouvrage qui l’accompagnait. Le vétéran de 92 ans fait figure de dernier représentant vivant d’un âge d’or de la photographie suisse. Plus jeune que Werner Bischof et Robert Frank, mais déjà plus âgé qu’un René Burri – que la galerie zurichoise ne va pas tarder à célébrer également –, le photographe a commencé sa carrière il y a plus de 70 ans. À ces photographes zurichois de légende partageant d’incontestables connivences de facture, il faudrait encore ajouter le nom de Jakob Tuggener, leur aîné à tous.

René Groebli n’est pas le plus connu de la bande, malgré sa carrière internationale – dès 1955, Edward Steichen le sélectionne pour sa fameuse exposition «The Family of Man». Mais cette remise en lumière permet de goûter à quelques-unes de ses plus belles réalisations. À partir de son premier travail d’importance, «Magie der Schiene» (Magie du rail) en 1949, documentant somptueusement les derniers panaches des trains à vapeur, le photographe si à l’aise avec le noir et blanc a exploré bien des registres. Notamment celui de l’érotisme intime, en immortalisant sa femme, Rita Dürmüller, dans sa série «Das Auge der Liebe» (L’œil de l’amour).

S’il travaille pour des agences et des magazines, cet éclectique accompli n’oublie pas d’expérimenter, sortant de sa zone de confort pour devenir un pionnier du «dye-transfer» (si cher à William Eggleston) et de la lithographie couleur qui le font aussi s’aventurer dans des images criantes de modernité.

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