Loustal et Götting nous font basculer dans le noir

Bande dessinéeLes deux Français ont déjà roulé ensemble sur «Pigalle 62.27». Les revoici avec «Black Dog».

Tons électriques de Loustal.

Tons électriques de Loustal. Image: DR

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Jacques de Loustal, que l’on croise régulièrement à BD-FIL, reste un illustrateur tombé dans la BD. Ses paysages, ses scènes nocturnes, son exotisme et ses frissons pour le polar nous séduisent depuis New York-Miami avec Philippe Paringaux (1980). Homme de tandem, Loustal porte cette fois un scénario de Jean-Claude Götting, que ce dernier avait lui-même déjà mis en cases dans Noir. Pour la première fois, Loustal campe ses ambiances dans les années 70-80. Et comme monsieur est cinéphile, il a revu quelques classiques bien corsés. «Le «méchant», avoue-t-il, s’inspire de celui de En quatrième vitesse de Robert Aldrich.» Et de préciser également: «La seule chose que je ne fais pas est inventer une histoire. Tout le reste, c’est-à-dire la mise en scène, m’appartient.»

L’histoire, sous lumière californienne, raconte le destin funeste de Stefan Slovik, mécanicien immigré à la petite semaine. Il accepte, un jour de dèche, de descendre quelqu’un pour M. Deville, un vilain mafieux riche. Mais l’affaire tourne mal, le condamné à mort s’en sort. Représailles et enquêtes policières nous mènent par le bout du nez. A moins que ce ne soient les courbes froufroutantes de la meuf du boss qui nous fassent tourner les pages. Quant au rôle du chien noir, à vous de voir.

Comme toujours avec Götting, l’humour ne pique-nique pas trop loin. Comme toujours chez Loustal, la lumière électrise le trait. Le traitement de la lumière n’a chez lui rien du coloriage. Même s’il raffole des récitatifs en pied de vignette, il use ici de bulles, tout en se ménageant de longues plages muettes. A s’en mettre plein les mirettes. (24 heures)

Créé: 06.05.2016, 09h48

«Black Dog»
Loustal et Götting
Casterman, 82 p.

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