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Martin Peikert ou la Suisse des jours heureux

On doit au graphiste zougois d’innombrables affiches sur les stations suisses ainsi que la fameuse vache des Chocolats Villars. A découvrir à la Médiathèque de Martigny.

Les premiers publicitaires du tourisme suisse ont pour noms Rousseau, Voltaire, Mme de Staël et Benjamin Constant. L’écrivain est à la fois peintre, photographe, reporter, ethnographe et naturaliste. Les descriptions les plus déjantées allaient droit au cœur du lecteur. «L’élite aristocratique et lettrée plaça la Suisse au centre du paysage romantique», écrivait Louis Gaulis. Aucun slogan publicitaire n’eut jamais la force évocatrice du vocabulaire rousseauiste. Ruskin, Goethe, Gérard de Nerval, Chateaubriand, Hugo, Dumas, Byron et Toepffer s’engouffrèrent dans la brèche. Puis on vit arriver les peintres Calame, Diday, Hodler avec ses paysages lacustres du Léman, de Thoune et de l’Engadine. Puis arriva le Zougois Martin Peikert, artiste et affichiste de la lumière. Créées entre 1930 et 1960, certaines de ses réalisations sont considérées aujourd’hui comme des classiques de l’affiche suisse, sans oublier, entre autres, les œuvres de Diggelmann, Koch, Wieland et des Genevois Elzingre et Hermès.

Si le nom de Peikert (1901-1975) ne vous dit rien, souvenez-vous du célèbre logo des Chocolats Villars représentant une vache que l’on voyait paître dans les prairies le long des voies de chemins de fer, trois mètre de haut, quatre et demi de large. Il n’en subsiste que quelques exemplaires aujourd’hui, soigneusement conservés, qui font partie de notre patrimoine! Quand ces vaches sont apparues, certains criaient au scandale, elles polluaient nos beaux paysages.

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