Passer au contenu principal

Michel Layaz ose s’épanouir sur les terres du probable

Prof «heureux», le romancier établi à Lausanne se préserve du temps pour écrire. Avec «Louis Soutter, probablement», le Fribourgeois éclaire un destin d’une plume très personnelle.

Michel Layaz fait partie des six nominés au Prix des lecteurs de la ville de Lausanne.
Michel Layaz fait partie des six nominés au Prix des lecteurs de la ville de Lausanne.
VILLE DE LAUSANNE

Un roman sur Louis Soutter, génie obscur privé de sa liberté mais libre de sa frénésie artistique. Mais aussi – surtout? – un roman sur les territoires du plausible, cette autre composante qui s’invite dès le titre choisi par Michel Layaz pour ce onzième livre, Louis Soutter, probablement. Retenu avec cinq autres pour le Prix 2017 des lecteurs de la Ville de Lausanne, l’ouvrage joue avec l’ombre du Morgien (1871-1942) interné de force à 52 ans parmi les vieillards de l’asile de Ballaigues et file le pas de ce marcheur invétéré, de cet artiste en mouvement. «La première fois que j’ai vu l’une de ses œuvres, je devais être ado et me suis retrouvé face à quelque chose que je n’arrivais pas à comprendre, confie l’auteur. J’étais déjà bien au-delà, du «j’aime, j’aime pas». Troublé, bousculé, j’étais face à quelque chose qui m’emmenait ailleurs. A partir de là, j’ai toujours été attiré par l’œuvre de Soutter.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.