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Les musées donnent à voir de toutes les couleurs

Joyeusetés, de Paul Gauguin. Une grande rétrospective lui sera consacrée à la Fondation Beyeler.
Joyeusetés, de Paul Gauguin. Une grande rétrospective lui sera consacrée à la Fondation Beyeler.
RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay)

C’est dit: le Marsala, rouge bordeaux exhalant la terre donne le ton de l’année 2015. Et même si c’est le nuancier en chef qui le dit, les musées n’ont pas l’âme monochrome pour l’année à venir. Entre la ligne et la couleur – éternel duel de l’histoire de l’art –, ils ont fait de la seconde leur championne avec, dans le désordre, les vibrations de Paul Gauguin chez Beyeler à Riehen (dès le 8 février), les aplats de Marius Borgeaud sacrés par l’Hermitage à Lausanne (à partir du 26 juin), Henri Matisse en forcené de la tonalité chez Gianadda (dès le 19 juin) ou Paul Klee et Vassily Kandinsky nouant un dialogue à Berne rythmé par leurs gammes chromatiques (depuis le 21 octobre).

Et si la couleur fait battre le pouls de la toile, elle promet aussi de faire grimper la fièvre et les records de fréquentation. La Suisse attend une grande rétrospective Gauguin depuis 60 ans, le centre d’art le plus fréquenté du pays la lui offre en cinquante chefs-d’œuvre du maître de la sensualité.

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