Passer au contenu principal

Ornans place Courbet dans le rétro des Impressionnistes

Organisée en parternariat avec le Musée d’Orsay, l’exposition raconte la naissance d’une nouvelle audace.

Fasciné par la puissance de la mer, Courbet a fait des «Vagues» un sujet en soi comme dans cette version de 1870.
Fasciné par la puissance de la mer, Courbet a fait des «Vagues» un sujet en soi comme dans cette version de 1870.
MUSEE DES BEAUX-ARTS D’ORLEANS, FRANÇOIS LAUGINIE

Impressionnisme… le mot magique a pris ses quartiers d’été à Ornans! Chez Gustave Courbet, au pied de l’étendard du réalisme. Mais plus qu’un nouvel hymne d’«isme», c’est un chant révolutionnaire que les uns et les autres entonnent, et en canon. Lui, l’atomiseur des codes et des hiérarchies, eux, les provocateurs d’une nouvelle perception. Lui en éclaireur, eux en trublions. Leur génération d’écart importe peu, ils se sont reconnus dans cette même urgence à briser l’établi, ils y ont consolidé leurs audaces respectives, ils y ont forgé une réciprocité respectueuse. Manet a tiré le portrait de son aîné. Monet l’a élu «témoin de son mariage» et invité dans son Déjeuner sur l’herbe, et Cézanne s’est passionné pour ses vagues, déclarant recevoir en pleine figure jusqu’à la sensation de «l’embrun». L’art et… la manière diffèrent, peu importe, ils ont fait atelier commun. Dans la forêt de Fontainebleau. En Normandie. A Paris.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.