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Orsay enrichit sa collection de Hodler en passant par la Suisse

L’institution parisienne s’est offert deux portraits achetés à Zurich et à Bâle.

Fier de ses nouvelles acquisitions, le portrait du jeune Werner Miller (à g.) et celui de Mathias Morhardt, le Musée d’Orsay a publié ce week-end un montage des deux œuvres de Hodler sur son fil Facebook (détail).
Fier de ses nouvelles acquisitions, le portrait du jeune Werner Miller (à g.) et celui de Mathias Morhardt, le Musée d’Orsay a publié ce week-end un montage des deux œuvres de Hodler sur son fil Facebook (détail).
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Hodler, le Musée d’Orsay l’avait célébré «en chef de file de la modernité» dans une exposition remarquée en 2007-2008. Mais pour marquer le centenaire du décès d’un artiste entrant en résonance, entre autres, avec ses Courbet admirés par le Bernois et ses Puvis de Chavannes et Rodin – qui le défendront lorsque sa Nuitne plaisait pas à tout le monde – l’institution française a fait rentrer deux nouvelles pièces dans ses collections.

Deux portraits. Celui du jeune Werner Miller, peintre et ami d’études de Ferdinand Ho­dler, dans une huile de 1899, et celui de l’homme de lettres et critique d’art genevois, ami de Ho­dler, Mathias Morhardt, une toile de 1913. Si la première acquisition aurait été scellée à Zurich, de gré à gré, la seconde s’est concrétisée mercredi dernier à Bâle, chez Beurret & Bailly, pour un montant de 255'000 francs.

Avec ces deux huiles, Orsay compte désormais cinq Hodler, tous arrivés assez tardivement dans ses collections. Le premier, une Valentine malade acquis en 1935 par les musées nationaux français, lui a été attribué en 1977. Les deux autres entrées sont encore plus récentes, La pointe d’Andey, vallée de l’Arve est arrivée en 1987 et le Bûcheronen 2005.

«Seul musée français à conserver des œuvres de Hodler, aucun, explique l’institution sur son fil Facebook, de ses trois tableaux ne permettait jusqu’ici d’évoquer un aspect majeur de son œuvre: l’association entre portrait «réaliste» et composition symboliste que l’on trouve dans l’image de ce garçon assis dans l’herbe.» Quant au Portrait de Mathias Morhardt, «outre ses qualités plastiques, il permet, poursuit le musée, d’évoquer les intellectuels, passeurs entre les cultures, qui ont contribué à l’extraordinaire vitalité artistique européenne à la fin du XIXe. Avec ces deux acquisitions, le Musée d’Orsay affirme sa volonté de renforcer, pour une meilleure lecture du XIXe siècle, la présence des avant-gardes étrangères dans ses collections.»

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