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Vallotton, Soutter, Borgeaud, dispersés aux enchères

La collection Givel avait révélé ses atouts au Musée de Pully en 2016. Mais l’œuvre de deux générations de Vaudois ne survivra pas au décès de son dernier pilier.

350000 francs pour l'estimation la plus haute, Le grand nuage de Félix Vallotton, une huile vue lors de l'exposition au Musée de Pully en 2016 et qui ornait le salon des Givel dans la demeure de Lonay.
350000 francs pour l'estimation la plus haute, Le grand nuage de Félix Vallotton, une huile vue lors de l'exposition au Musée de Pully en 2016 et qui ornait le salon des Givel dans la demeure de Lonay.
6 huiles de Marius Borgeaud sont à vendre le 21 mars dont La Bretonne et ses poules (ci-dessus, évalué entre 50?000et 70?000?francs). Les premiers Borgeaud ont été acquis par les parents, Jean-Claude Givel a suivi et présidé l'Association des amis du peintre. Les huiles de la collection ne manquaient aucune rétrospective de l'artiste. Ils étaient à l'Hermitage en 2015.
6 huiles de Marius Borgeaud sont à vendre le 21 mars dont La Bretonne et ses poules (ci-dessus, évalué entre 50?000et 70?000?francs). Les premiers Borgeaud ont été acquis par les parents, Jean-Claude Givel a suivi et présidé l'Association des amis du peintre. Les huiles de la collection ne manquaient aucune rétrospective de l'artiste. Ils étaient à l'Hermitage en 2015.
64 Le nombre d'œuvres ayant appartenu à la famille Givel qui seront en vente le 21 mars à Bâle dont La femme à la cruche, très rare bronze de Félix Vallotton (20?000-30?000?fr.). Deux autres cessions suivront dans l'année. La collection compte, en tout, plus de 400 pièces.
64 Le nombre d'œuvres ayant appartenu à la famille Givel qui seront en vente le 21 mars à Bâle dont La femme à la cruche, très rare bronze de Félix Vallotton (20?000-30?000?fr.). Deux autres cessions suivront dans l'année. La collection compte, en tout, plus de 400 pièces.
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Des estimations entre 800 francs, pour la plus basse, et 350 000 francs pour la pièce la plus chère. Soixante-quatre numéros au catalogue d’une première vente évaluée à près de 1,6 million au total, deux autres suivront. En même temps qu’un peu de l’ADN des Vaudois, une collection de très haute tenue va s’en aller le 21 mars à Bâle, éclatée, en à peine une heure, une heure trente. Le rythme est serré, logique pour des enchères, mais cyniquement insignifiant face aux septante années passées par deux générations à découvrir, suivre, acheter des Vallotton, des Borgeaud, des Soutter et bien d’autres. Les Givel avaient pour eux la force d’une vraie passion et leur collection une belle cohérence. Singulière. Significative. La suite aurait pu se passer entre les murs d’une maison-musée ou sous l’égide d’une fondation… «Des pistes ont été étudiées, croit savoir Emmanuel Bailly, codirecteur de Beurret & Bailly, maison de ventes qui tiendra le marteau. C’est très compliqué, c’est onéreux. Elles ont dû être abandonnées.» La principale héritière confirme: «J’ai dû prendre la décision de vendre, avec un pincement au cœur.»

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