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«Je voulais être photographe de guerre, j’ai changé mon fusil d'épaule»

Photographe prolifique, Patrick Swirc ouvre son album noir-blanc et couleurs à la Maison du Diable, à Sion, pour une rencontre particulière avec 80 stars du cinéma.

Deux parmis les 80 portraits cinéma exposés à Sion, Juliette Binoche en 2005 et Clint Eastwood en 1999.
Deux parmis les 80 portraits cinéma exposés à Sion, Juliette Binoche en 2005 et Clint Eastwood en 1999.
PATRICK SWIRC/MODDS

Il en a assez qu’on lui parle de la colère à vie de Redford contre le portrait qu’il a fait de lui, marre qu’on lui fasse répéter la lettre écrite à Catherine Deneuve pour espérer la faire poser et son admiration presque amoureuse pour l’icône française. Mais ces portraits comme des centaines d’autres, Patrick Swirc, photographe de stars, les a faits. Et… ils le font! Lui, le courtisan d’un certain réalisme photographique. Lui, la gâchette capable d’atomiser les masques en quelques minutes à peine. Le Français, 55 ans, est un briseur d’images toutes faites. Il profite de l’instant, le sent et chasse la présence cumulée d’un être et de son état d’esprit, pour le papier glacé des magazines mais pour lui aussi. Dans ses voyages. Comme dans des séries plus intimes.

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