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Les voyages de Nicolas Bouvier en couleurs

Le Musée de l’Élysée présente des images peu connues de l’écrivain

Une image de Nicolas Bouvier prise à Hué, au Viet-Nâm, en 1995.
Une image de Nicolas Bouvier prise à Hué, au Viet-Nâm, en 1995.
NICOLAS BOUVIER - ELIANE BOUVIER ET MUSÉE DE L’ELY
Cérémonie du Jidai Matsuri (Festival des âges) à Kyoto en 1964.
Cérémonie du Jidai Matsuri (Festival des âges) à Kyoto en 1964.
NICOLAS BOUVIER - ELIANE BOUVIER ET MUSÉE DE L’ELY
L'exposition «Les couleurs du voyage» au Musée de l'Elysée à Lausanne.
L'exposition «Les couleurs du voyage» au Musée de l'Elysée à Lausanne.
NICOLAS BOUVIER - ELIANE BOUVIER ET MUSÉE DE L’ELY
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Oubliez l’esthétique volontiers associée aux photographies de Nicolas Bouvier (1929-1998) qui témoignent presque systématiquement en noir et blanc de l’intense appétit de bourlingue de l’écrivain. L’exposition «Les couleurs du voyage», organisée par le Musée de l’Élysée dans la succursale UBS de la place St-François à Lausanne, montre un tout autre visage des préoccupations visuelles de l’auteur de L’usage du monde à l’occasion des 20 ans de sa mort.

Pascale Pahud, documentaliste de l’institution lausannoise responsable du fonds Bouvier, a profité de l’occasion pour montrer exclusivement des images en couleurs, diapositives réalisées lors de périples en Asie, en Europe, en Afrique du Nord et aux États-Unis, presque toutes inédites. De son vivant, Nicolas Bouvier les utilisait le plus souvent comme support de ses conférences. Outre la «jouissance des yeux» si chère au Genevois, l’intérêt de ces images – 11 classeurs de diapos sont déposés dans le fond! – réside aussi dans la composition de la plupart des images retenues.

Fasciné par les détails

Celui qui avait commencé en portraitiste avant de devenir également iconographe s’y révèle en photographe fasciné jusqu’à l’abstraction par certains détails et explore aussi façades et affiches avec un goût pour les déchirures urbaines qui n’est pas sans rappeler le Nouveau Réalisme, mouvement contemporain de certaines prises de vues. Dix-sept ans après l’exposition «L’œil du voyageur» à l’Élysée, cette incursion surprenante dans 48 photographies ouvre de nouvelles perspectives sur un corpus précieux mais encore très peu exploité.

Cette mise en valeur a permis de numériser un grand nombre de ces images, dont les tirages soignés sont signés Laurent Cochet.

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