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Zao Wou-Ki orchestre les forces en présence

Décédé en 2013 à Nyon, l’artiste chinois revient en maître de l’espace à la Fondation Gianadda qu’il a beaucoup fréquentée en visiteur.

«04.05.64» 1964, huile sur toile, 200 x 260 cmCentre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris
«04.05.64» 1964, huile sur toile, 200 x 260 cmCentre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne, Paris
Collection Centre Pompidou, Dist. RMN-Georges Meg
«Poursuite», 1955-1957, huile sur toile, 195 x 97 cm.Collection particulière
«Poursuite», 1955-1957, huile sur toile, 195 x 97 cm.Collection particulière
DR
«10.05.62», 1962, huile sur toile, 130 x 89 cm. Collection particulière.
«10.05.62», 1962, huile sur toile, 130 x 89 cm. Collection particulière.
DR
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Il n’y a pas un bruit, pas une note, aucune sonorité, et pourtant les murs de la Fondation Gianadda laissent filtrer une musique retentissante, la symphonie intérieure de Zao Wou-Ki. Mélomane averti, ami des plus grands compositeurs de son temps, l’homme chantait – il a pris des cours de chant presque jusqu’au crépuscule de sa vie, à 93 ans, sur les rives du Léman –, mais sa partition peinte va au-delà de l’entendement musical. Elle compose le silence, sensuelle, diffuse mais insaisissable, exactement comme les formes peintes sur la toile. Des apparences, des lueurs, des allures, des arcanes mais rien d’intelligible. Rien de tangible. «Les gens croient, disait-il, que la peinture consiste à reproduire des formes et la ressemblance. Non! Le pinceau sert à faire sortir les choses du chaos.»

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