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L’«Atomik Submarine» de Burland s’offre un voyage fantastique

L’artiste vaudois et l’auteur lausannois André Ourednik conjuguent leur fantaisie post-apocalyptique pour explorer les croyances.

André Ourednik et François Burland croisent les histoires vraies et fantasmées d'un "Atomik Submarine" aux éditions art&fiction.
André Ourednik et François Burland croisent les histoires vraies et fantasmées d'un "Atomik Submarine" aux éditions art&fiction.
SSIMON RIMAZ/VALENTIN FAURE

Il y a un peu des idéaux industriels de Jules Verne dans ces scaphandriers aux petits soins d’énormes machines à créer on ne sait quoi, un peu aussi de cette imagerie totalitariste autrefois toute-puissante avant qu’elle ne se consume dans la désuétude. Et un peu encore de ce présent qui hésite entre se rattacher à son passé ou croire en l’avenir.

Dans «Atomik Submarine», classieux ouvrage des Éditions art & fiction imbriquant textes et images, mêlant l’histoire vraie de la naissance d’une œuvre d’art et l’imaginaire débridé d’un romancier, il y a aussi cet art d’agréger les réalités pour en fantasmer une nouvelle. En fait, il y a tout Burland dans ce conte fantastique signé par l’auteur, poète et novelliste lausannois André Ourednik.

Trois aventuriers s’y baladent. Ils croisent les occupants de l’«Atomik Submarine» en hibernation depuis plus d’un siècle, qu’ils raniment. Mais seul le vaisseau, petit sous-marin, bateau fantôme ou enfin arche de l’utopie, est dépositaire de leur histoire. Les amarres de l’authenticité ainsi lâchées, l’improbable équipage va allumer les étoiles de la nostalgie, voyager dans les temps, débattre d’une préférence à l’énergie collective ou aux forces individuelles et se rassurer au travers de ces formes «qui persistent à travers l’histoire». Au fil du périple, c’est la carte d’un drôle de monde qui se dessine et l’entrée en littérature du sous-marin de François Burland – jouet monumental de plus d’une tonne, monstre de fantasmes drapé dans sa peau de tôle – qui se concrétise.

«Le truc fou, c’est que tout a commencé autour de mon travail, mais finalement c’est bien le résultat littéraire qui m’a inspiré, et j’ai fait une quarantaine de nouveaux collages pour l’illustrer.» «Nous avons évité de trop nous rencontrer, reprend l’auteur, afin de laisser des portes ouvertes à chacun.» La magie prend. Évitant l’écueil d’une évolution en parallèle, les récits se conjuguent et l’écho entre l’histoire réelle d’un engin élaboré par un artiste de la marge et une épopée fantastique façonnée par André Ourednik aux marges de l’absurde résonne, puissant!

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