Les belles histoires du Chalet-des-Enfants

GatronomieLa plus alpestre des auberges lausannoises valait bien un beau livre.

Romano Hasenauer aime les produits du coin.

Romano Hasenauer aime les produits du coin. Image: Gérald Bosshard

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C’est l’histoire des petites histoires dans la grande. Celle d’une ferme du XVIe siècle devenue auberge gourmande et locavore au XXIe. Celle des artisans du coin qui la fournissent. Celle de plumes et d’une photographe d’ici qui la racontent en textes et en images. Celle des recettes traditionnelles et créatives. Celle d’un bout de terroir d’ici qui vit en harmonie avec la nature qui l’entoure.

Pour célébrer ses 10 ans de gestion du Chalet-des-Enfants, Romano Hasenauer a eu envie d’un beau livre: «Un vieux rêve. On a profité de l’anniversaire comme prétexte. Soutenu par le propriétaire des lieux, la Ville de Lausanne, sans laquelle rien n’aurait pu se faire.» Un format A5 cartonné qui raconte l’aventure de cet établissement «perché» dans un «alpage à 843 m d’altitude». Que les Lausannois en quête de grand air à proximité de la ville connaissent bien. Qui a appartenu à de glorieuses familles comme les Secrétan ou les Auberjonois. Dans ces bois du Jorat, dans ce bois de Benenté pour être plus précis.

«Hommage à cette ferme qui n’en est plus une»

Au milieu des belles photographies charnues et poétiques captées pendant toute une année par Magali Koenig, il y a des mots. Ceux de David Moginier et de Patrick Morier-Genoud. En minuscules pour conter les racines du lieu. En capitales pour partager la passion et le savoir-faire des fournisseurs de la maison: «Un hommage, via des produits et des hommes, à cette ferme qui n’en est plus une.» Il y a le chou kale et les fleurs comestibles de la famille Hess au Mont-sur-Lausanne. Les poulets au cou nu et aux pattes noires d’Emmanuel Haar. Les lentilles du policier d’Yverdon, Laurent Vuillamy, qui rêve désormais de faire pousser du maïs à pop-corn. Le fameux jus de pomme plein de fraîcheur, de vivacité et de médailles du Taulard des Pache qui poussent l’audace jusqu’à produire du cardon argenté vaudois. La double crème, cantonale elle aussi, de la Ferme des Songealles. Les tatouages, cerfs et daims d’Alexandre Benoit à Thierrens. Les vins de la Ville de Lausanne réimaginés par Tania Gfeller.

Il y a aussi les plats. Qui ne s’arrêtent pas à la fameuse fondue qui a fait et fait encore la réputation de l’endroit. On avoue avoir envie de tester à la maison la recette du poulet au Cenovis et herbe à Maggi ou la belle soupe de fruits rouges à la confiture de lait. Voire même le rôti de cochon laineux certifié Pro Specie Rara, au coing. (24 heures)

Créé: 03.12.2015, 15h58

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