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Boualem Sansal se fait prophète dans «2084»

L’écrivain algérien sourit. Alors qu’il accable obscurantistes et tyrans, son conte universel est mis en pleine lumière par les prix littéraires.

Boualem Sansal infuse dans la langue française les parfums des traditions orientales. Avec «2084», il use de la fable pour dresser un état des lieux édifiant de la société contemporaine.
Boualem Sansal infuse dans la langue française les parfums des traditions orientales. Avec «2084», il use de la fable pour dresser un état des lieux édifiant de la société contemporaine.
AFP

En berbère, Sansal désigne la pierre ponce, et Boualem Sansal passe sa vie à frotter jusqu’à la disparition toujours incertaine les tares qui entachent l’humanité. A 66 ans, l’Algérien trône en équilibre instable sur une œuvre controversée. Comme en soupire la colère silencieuse de son dernier titre, 2084 , ou en témoigne la compilation Romans 1999-2011 . Cette édition inventorie les blessures béantes du passé de sa terre natale. Son éditeur Jean-Marie Laclavetine se souvient encore du choc, il y a 15 ans, face à «cette prose animée de remous vertigineux, de pétillements soudains, de grands ressacs de rage noire».

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