La Bâtie démarre en trombe

ScènesLe festival genevois débute dans un vrombissement chorégraphique. Quatre spectacles attendus à découvrir dès vendredi.

Les danseurs à la queue leu leu de Guilherme Botelho dans «Islands».?

Les danseurs à la queue leu leu de Guilherme Botelho dans «Islands».? Image: GREGORY BATARDON

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Hormis l’événement John Adams, La Bâtie abat d’emblée quatre cartes maîtresses de sa programmation. Dans la foulée du concert au Victoria Hall, ce vendredi soir, le magnétique chorégraphe savoyard Boris Charmatz déploiera à la belle étoile, et en première mondiale (renouvelée samedi), sa Danse de nuit sur le parvis du Pavillon Sicli. Sous des rayons laser trafiqués, ses six interprètes donneront une performance saturée, excessive, ténébreuse, qui mobilisera à la fois les muscles, les peaux et les voix. Un texte débité façon hip-hop fusionnera les temporalités du dessin et de la danse. De la caricature et du mouvement. Un projet présumé aussi frénétique que l’attente qu’il suscite.

Dès samedi et pour quinze représentations au gré du festival, le fulgurant collectif suisso-germanique Rimini Protokoll prendra le relais avec Remote Libellules, balade citadine entre réalité virtuelle et démocratie appliquée, que les participants effectuent casqués, téléguidés par une voix de synthèse, depuis le cimetière de Châtelaine jusqu’au centre-ville.

De son côté, la compagnie genevoise Alias sèmera au Forum Meyrin les Islands que Guilherme Botelho a conçus comme les vertèbres d’une même colonne filant vers autrui, à l’infini.

Enfin, toujours ces samedi et dimanche mais au Théâtre du Loup, l’ex-égérie flamande de Jan Fabre Lisbeth Gruwez donnera corps à un duo chorégraphique au titre galvanisant: We’re pretty fuckin’far from okay (On est foutrement loin d’aller bien). Cette étude des effets de la peur sur le corps humain devrait porter l’entrée en matière de cette 40e édition à son point culminant.

www.batie.ch (24 heures)

Créé: 01.09.2016, 20h19

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