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Avec sa carrure de héros grec, Roland Carey a aussi failli être Tarzan

Né à Lausanne, le comédien a fait carrière à Cinecittà et Hollywood. Il s'est éteint à Saint-Saphorin.

Roland Carey (Jason) dans «Le géant de Thessalie» de Riccardo Freda en 1960.
Roland Carey (Jason) dans «Le géant de Thessalie» de Riccardo Freda en 1960.

La fin de l’histoire n’a rien de Hollywoodien. Décédé il y a 5 mois, sans famille connue, l’acteur Roland Carey, 86 ans, recevra vendredi 25 octobre les hommages de ses proches et de Saint-Saphorin, la commune où il résidait.

Mais la fabuleuse trajectoire de ce Lausannois né en 1933 a bien transité par la Cité des Anges autour des années 60! Deux ans après avoir décroché le premier rôle dans «Le géant de Thessalie» («I giganti della Tessagliade») de Riccardo Freda, le Vaudois figure au casting de «The House of Sand» signé Robert Darin.

Il tourne aussi dans quelques séries («Bonanza», «The Twilight Zone») et aurait pu rester outre-Atlantique, mais l’appel du lac a été le plus fort comme il l’avait confié en 2013, à Ivan Frésard. «Partout où j’allais, je me suis toujours ennuyé des rives du Léman.»

Ces mêmes rives qui l’ont rappelé alors qu’il était près de décrocher le rôle de Tarzan, taillé sur sa carrure! «J’ai refusé, raconte-t-il dans le même documentaire. J’ai fait un pilote, j’étais parfait mais il fallait signer un contrat de sept ans, à l’époque j’avais un autre idéal. On le savait à Rome, et tout le monde m’appelait Tarzan, même les policiers.»

Né d’un couple franco-irlandais, Roland Carey avait quitté Lausanne, le Lausanne Sports, pour Paris à l’âge de 18 ans. Celui qui a toujours voulu être comédien ne perd pas de temps, il paie sa formation aux Cours Simon – dans la promotion de Jean-Pierre Cassel, Jean Amadou, Marcel Bozzuffi – en faisant le boy de revue au Casino avant de passer le concours du Conservatoire.

La suite se joue sur les planches pendant une année aux côtés de Simone Signoret et Yves Montand dans «Les sorcières de Salem». Les rôles s’enchaînent, son agent l’envoie à Rome mais c’est Clint Eastwood qui décroche le contrat dans «Pour une poignée de dollars.» Il n’empêche, les deux acteurs passent une belle soirée avant de se perdre de vue.

Roland Carey reste à Cinecittà et enchaîne les films: «L’épée du Cid», «La révolte des barbares», «La chute de l’Empire romain»… «Seuls deux francophones peuvent se targuer d’avoir réussi une carrière internationale dans les péplums, confiait-il à «L’Illustré» en 2000. Le Français Georges Marchal et moi-même.»

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