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Le chasselas vieilles vignes: digne de son nom

Vin complexe, il séduit par ses notes florales et sa minéralité. Et mérite d'être connu et surtout, reconnu.

Corinne Sporrer

Il est fin, élégant, aérien au palais. Il offre de délicats arômes de fleurs, de pêches blanches et des notes d’épices. Il se marie avec un omble chevalier, une viande séchée, une poularde ou un ris de veau. Il se suffit à lui-même, se savoure à l’apéritif. Qui? Le chasselas vieilles vignes, pardi!

Mais qu’entend-on par vieilles vignes? Le terme est séducteur. Il évoque la patine, le côté racé, la marque du temps. Il étonne, intrigue et donne ce mystérieux petit plus qui fait qu’on va le choisir plutôt qu’un autre. Un simple effet marketing? «J’ai vérifié auprès de l’oenologue cantonal, lequel confirme que «vieilles vignes» n’est pas une dénomination protégée en Suisse. C’est un terme de fantaisie que l’on peut utiliser comme on le souhaite, précise Alexandre Truffer, membre du comité du Mondial du chasselas et rédacteur en chef adjoint de Vinum. Il y a une acception en France qui considère les vieilles vignes à partir de vingt ou trente ans d’âge, d’autres parlent de cinquante ans. Dans nos régions, on pourrait inscrire vieilles vignes sur une première vendange.»

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