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"10%" de Camille Cottin, et plus encore

La comédienne revient en deuxième saison percer les secrets des stars, tout en s'affichant face à Juliette Binoche dans "Telle mère, telle fille". Interview

Andrea (Camille Cottin, au centre en vert retrouve Dix pour cent avec Lilane Rovere, Stefi Celma, Gregory Montel, Nicolas Maury, Laure Calamy, Thibault de Montalembert, Fanny Sidney, Assaad Bouab. BRACHET - MONVOISIN PRODUCTIONS/MOTHER PRODUCTIONS/FTV/DR
Andrea (Camille Cottin, au centre en vert retrouve Dix pour cent avec Lilane Rovere, Stefi Celma, Gregory Montel, Nicolas Maury, Laure Calamy, Thibault de Montalembert, Fanny Sidney, Assaad Bouab. BRACHET - MONVOISIN PRODUCTIONS/MOTHER PRODUCTIONS/FTV/DR

A en croire sa meilleure pote, la réalisatrice Noémie Saglio, Camille Cottin se réduit à «une petite chose fragile et douce». L’actrice, 38 ans, a pourtant «commis» Connasse!, irrévérencieuses pastilles télévisées où l’insolente se fichait du monde entier. Mais là, recroquevillée dans le sofa de ce palace, la Parisienne arrogante laisse place à une lady aussi timide qu’exquise. Elle défend Telle mère, telle fille, comédie générationnelle où Juliette Binoche se mue à la cinquantaine en gamine rebelle, Camille jouant sa fille conformiste. Outre une double grossesse simultanée, le film réserve une idée de génie en lui donnant Lambert Wilson pour père. «J’aime beaucoup mon papa de cinéma, sourit Camille Cottin en se tapotant le bout du nez. Nous avons vraiment le même profil busqué!» Et de détailler sans complexe les soucis que l’appendice a pu lui causer. «Parfois, le matin, en tombant dessus dans le miroir, je songe à la chirurgie. Puis je me dis que le résultat n’est jamais certain, je crème et j’oublie. Pff… moi, vous savez, je ne me dévisage pas en permanence.»

Longtemps, la comédienne est restée dans les limbes. Enfance bohème à Londres avec des parents hippies, adolescence en «tribu recomposée, trois mariages côté parents, quatre demi-frères et sœurs», études de prof d’anglais qui lui valent alors «des élèves à peine plus jeunes que moi», et enfin, le théâtre. «Là, c’était les trucs d’amateurs. Et le bonheur, car mon nez n’a jamais dérangé. Vous ne passez jamais à la loupe sur une scène, c’est l’impression générale qui compte.» Et de soupirer. «J’ai eu tout au plus des remarques quand Nicole Kidman a tourné sa version de Virginia Woolf avec un faux nez (ndlr: The Hours, un oscar en 2012). Les gens me disaient qu’avec le nez, je lui ressemblais, tu parles d’un compliment!» Elle rit, toute en élégance perlée. «Je ne suis pas comme Juliette Binoche qui peut être filmée par-dessous les narines et sera toujours bien. C’est la télé qui m’a appris à poser mon bon profil.» Et Dix pour cent plus exactement, une série créée par le réalisateur Cédric Klapisch sur les coulisses de la vie d’artiste.

L’exercice la voit en puissante agent de stars, façon Dominique Besnehard en version délurée élancée, pouponnant Nathalie Baye et autres pointures. Après les 5 millions de spectateurs en 2015, France 2 récidive dès mi-avril. Une troisième fournée est en cours d’écriture. La modestie en bandoulière, Camille Cottin s’amuse de «sa chance» sans oser y voir encore un destin. «Je ne peux pas dire que je me sens concernée par les problèmes de ces artistes-là. Enfin, pas encore… Les gens ne se plaignent pas, genre «Celle-là, on la voit tout le temps!» Notez, le mec à la poste non plus, on le plaint pas non plus.» Humour, Cottin.

Dix pour cent, avec son bal d’actrices surveillant la ride et autre numéros d’ego jaloux en folie, fascine par son authenticité. «Bon, moi, je me sens encore un peu étrangère à tout ça. Je ne suis pas trop dans le mensonge, la manipulation. Globalement, quand j’essaie d’être quelqu’un d’autre, ça ne fonctionne jamais. A fond, ce qui m’a beaucoup amusée, c’est de voir après coup arriver en vrai des histoires vues dans Dix pour cent.» Bonne copine, elle ne dira pas lesquelles. Tout au plus admet-elle qu’en saison 2, «Fabrice Luchini se montre volubile, Juliette Binoche éclatante et Adjani troublante.»

Pour l’anecdote et les cachets des temps de galères, Camille Cottin s’enorgueillit d’avoir tourné une pub pour le réalisateur américain Wes Anderson, et même d’avoir fait de la figuration auprès de Marion Cotillard et Brad Pitt dans Alliés, de Robert Zemeckis. «Bon, moi, je ne serais jamais l’actrice qu’on va choisir pour son physique.» Normal, elle a beaucoup d’autres arguments.

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