Mourir se soigne

SponsoriséLa mort horripile. Réfléchir à cette thématique tourne rapidement à la prise de tête. Une solution existe.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

La mort nous effraie. Elle fait pourtant part intégrante de la condition humaine. Nous savons qu’un jour, notre vie touchera à son terme. Notre intellect très développé n’a pas que des avantages. Notre état d’être mortel nous fait frémir. Lorsqu’on évoque notre mort, on tressaille, comme le faisaient nos ancêtres.

Très bientôt, on vivra jusqu’à 200 ans

Pour faire face à cette inexorable réalité, l’être humain a développé un mécanisme très utile: le refoulement. Nous avons perfectionné cet art. Grâce à la médecine moderne, nous parvenons à considérablement différer notre décès et par là-même notre réflexion au sujet de la mort.

Mais nous n’en restons pas là. Nous ne cherchons pas seulement inlassablement à prolonger la durée de notre existence mais nous essayons également de rendre celle-ci le plus agréable possible. Nous tentons de contrer les inéluctables effets de l’âge en allant au fitness, en mangeant équilibré ou encore par le recours à la chirurgie esthétique. Tout cela nous permet d’encore plus refouler nos craintes. Le reflet de notre image dans le miroir est sans complaisance et nous pousse à systématiquement développer des stratagèmes, quittes à recourir à une alimentation vegan pauvre en glucides ou encore à l’utilisation de botox.

Le recours au botox permet de limiter les effets de l’âge. (Foto: iStock)

Notre lutte pour la survie ne cesse jamais. Lorsque l’on sait que la recherche a déjà identifié les gènes qui contrôlent le vieillissement et la mort des cellules, atteindre les 200 ans pour un humain ne semble plus appartenir à la science-fiction. Par contre, la réponse à la question de savoir comment nous allons passer le deuxième siècle de notre existence n’est pas encore très claire. Entre nos articulations en titane et notre énième lifting, on ressemblera à Frankenstein ou à une momie à la peau que les heures de solarium intensif auraient rendue semblable à du cuir.

Guérissons vite de la mort

Malheureusement, toutes nos combines psychologiques et toutes manœuvres dilatoires restent sans effet. Même les dernières avancées de la médecine ne peuvent pas retarder la mort. Du moins pour le moment. Mais nous ne serions pas humains si nous arrivions à nous absoudre de la question de la mort. Pourquoi devons-nous donc mourir ? Cette réalité nous obsède généralement. Ne pourrait-on pas trouver un remède à la mort ?

Les caissons de cryogénisation de l’entreprise Cryonic aux Etats-Unis. (Image : Flickr/Hawaiansee)

Il n’en existe, pour l’heure, pas. Tout juste peut-on tabler sur une solution temporaire. Lorsque l’inéluctable se sera produit, vous pouvez être congelé(e), dans l’espoir qu’un jour peut-être, nos descendants seront bien plus avancés que nous et auront vaincu la mort. Cette solution est évidemment très onéreuse. Avec un plus petit budget, on peut peut-être tabler sur la congélation de la tête uniquement, imaginant que le jour où l’on sera capable de vaincre la mort, on sera sans doute aussi capable de produire un corps neuf.

Qu’importe la qualité de notre réflexion, on ne peut pas refouler la peur de la mort et de la décomposition d’un simple claquement des doigts.

Depuis la nuit des temps, l’être humain met au point des stratagèmes psychologiques pour faire face à la menace de la mort et quelque part survivre. Les rituels religieux qui, à-travers les âges, ont encadré la mort sont là pour témoigner de cette quête inexorable de réconfort et de consolation. Ils nous apaisent et nous promettent souvent une nouvelle vie, après la mort.

Dans l’Egypte antique, le culte des morts avec ses momies n’a pas fait exception à la règle. Ce rite astreignant n’avait qu’un but ultime : donner les moyens à l’individu d’atteindre l’éternité. Et cela dans un état proche de celui du vivant. C’est pourquoi, il était important de conserver le corps, que tout reste en état, étant donné que l’on ne savait pas ce qui attendait la personne, dans l’au-delà.

Ça pourrait être bien pire – l’horreur est salutaire

Les films d’horreur s’appuient sur nos mécanismes psychiques et les mélangent à la mythologie des cultures anciennes afin de jouer avec notre peur de la mort. Ils sont d’autant plus redoutables qu’ils décrivent de manière bien plus sordide la vie après la mort que nous voulons bien nous l’imaginer. C’est la raison pour laquelle ces histoires fonctionnent si bien.

Non seulement la mort frappe à tout-va, mais ce qui suit tient de l’horreur pure : des gens décédés de mort violente qui refusent de quitter le monde des vivants parce qu’ils veulent réparer l’injustice qui leur a été faite, des vampires, des loups garous, des momies qui ne peuvent ou ne veulent pas mourir. Tout ce petit monde s’accroche à la vie parce qu’il veut encore régler des comptes.

Depuis que le cinéma existe, les momies, vampires et monstres s'invitent dans la salles. (Vidéo: Dark Universe/Universal)

Pour nous, les véritables vivants, cela a un effet tranquillisant. En comparaison à de tels déchaînements d’horreur, la mort véritable nous semble soudainement moins effrayante. A partir du moment où nous laissons notre imagination vagabonder librement et où l’on se dit que ça pourrait être bien pire, la réalité nous semble moins tragique et moins impitoyable.

De nos jours, les préoccupations n’ont pas changé. Là où les Égyptiens de l’Antiquité avaient mis au point la technique de la momification afin d’affronter au mieux, leur peur de la mort, nous cherchons notre salut dans la cryogénisation. Ainsi, chers humains du 21 siècle, n’ayez crainte ! Restez en paix, par -196 C… jusqu’à ce que le courant électrique fasse défaut.

Annexe:

La photo de titre est tirée du nouveau film The Mummy d’Universal Pictures, qui sortira dans les salles romandes le 15 juin.

Créé: 09.06.2017, 09h50

Sponsorisé

Cet article a été créé par Commercial Publishing Tamedia en collaboration avec Universal Pictures.

The Mummy

Le nouveau film d'horreur La momie avec Tom Cruise, Russel Crowe et Sofia Boutella, dès le 14 juin dans les salles.

www.TheMummy.ch

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Les excès de zèle de Corsier pour naturaliser un étranger, paru le 25 juillet
(Image: Bénédicte) Plus...