Une pétition signée par des dizaines de stars met le feu aux Césars

CinémaLa cérémonie, qui aura lieu le 28 février, est au centre de nombreuses polémiques depuis quelques jours.

Alain Terzian, président des Césars, est au cœur de certaines polémiques.

Alain Terzian, président des Césars, est au cœur de certaines polémiques. Image: GETTY IMAGES

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Depuis quelques jours, soit depuis l’annonce le 29 janvier de la liste des nominés, le vent souffle sur l’Académie des Césars. Au point qu’une pétition, signée par des personnalités aussi en vue qu’Omar Sy, Virginie Efira, Marina Foïs, Jean-Pierre Bacri, Leïla Bekthi, Gilles Lellouche, Léa Seydoux ou Karin Viard, ainsi que par les réalisateurs Jacques Audiard, Emmanuelle Bercot, Bertrand Bonello, Pascal Bonitzer, Robert Guédiguian, Michel Hazanavicius, Agnès Jaoui, Cédric Klapisch, Eric Toledano ou Olivier Nakache, a été publiée hier, dans les colonnes du «Monde» notamment. Et la liste des signataires ne cesse de s’allonger. Les causes de la colère ont diverses origines mais les critiques visent avant tout le fonctionnement de l’académie ainsi que le déroulé de la cérémonie. Le manque de parité, la cooptation à vie de certains membres, un système élitiste et fermé, sont quelques-uns des griefs adressés à Alain Terzian, président des Césars. Dans l’intervalle, l’Académie a demandé un médiateur. Rappelons que les Césars du cinéma français seront décernés le 28 février, et cela risque bien d’être la corrida sur Canal+.

Tout cela surgit dans un contexte où les polémiques sont presque quotidiennes. La première est bien sûr liée à Roman Polanski, qui cumule cette année 12 nominations pour son film, «J’accuse». En l’annonçant, lors de la traditionnelle conférence de presse, Florence Foresti a commis une bourde, peut-être volontaire, en citant «Je suis accusé», avant de se reprendre. Hier, plusieurs associations féministes ont réclamé le boycott pur et simple du cinéaste. Plus globalement, pas un jour ne passe sans son lot de révélations assorties de commentaires en ligne plus délirants les uns que les autres.

Et puis il y a eu l’affaire du dîner des révélations, qui réunit les 36 jeunes comédiens et comédiennes prénominés dans la catégorie des espoirs. Tous y sont chapeautés par un parrain ou une marraine. Deux comédiens ont demandé d’être «marrainés» par Claire Denis et Virginie Despentes, mais l’académie a refusé. La Société des réalisateurs français a sommé Alain Terzian de s’expliquer, pointant un «fait du prince». C’est dans ce climat houleux qu’a encore eu lieu le déjeuner des nommés le 9 février. Les absents ont été remarqués, à commencer par Polanski et Adèle Haenel.

Le pire, c’est que les oubliés sont vraiment nombreux cette année. Nommés dans aucune catégorie, François Civil, Virginie Efira, Fabrice Luchini, ainsi que les films «Les Particules», «Vif-argent», «Liberté», «L’heure de la sortie» ou «Nevada». Et pendant ce temps, «La belle époque» de Nicolas Bedos cartonne avec 11 nominations. Cherchez l’erreur!

Créé: 12.02.2020, 18h03

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