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Alexandra Daddario: classe, même courant sur la plage

L’actrice américaine mûrit sous le regard des caméras dans les rôles les plus divers. Après la série «True Detective», elle assume totalement sa présence dans «Baywatch: alerte à Malibu», en DVD fin octobre.

Si cela ne tenait qu'à elle, Alexandra Daddario sortirait en survêt et sans mascara. Mais elle a appris à devenir élégante.
Si cela ne tenait qu'à elle, Alexandra Daddario sortirait en survêt et sans mascara. Mais elle a appris à devenir élégante.
Movado/DR

Cet été dans la très branchée ville de Berlin, les colonnes Morris n’affichaient pas de posters pour un club underground ou une exposition hipster, mais bien la plaque de chocolat abdominale de Zac Efron, les tatouages de Dwayne Johnson et les immédiatement reconnaissables maillots rouge-orangé d’Alerte à Malibu, version 2017.

En arrière-plan, une jolie brunette au regard d’eau scrute l’horizon. Une fois rhabillée d’une robe noire moulante et fendue et descendue de la jeep de sauvetage californienne pour s’installer dans le confort ouatiné d’un grand hôtel stylé, Alexandra Daddario s’avère bien loin de la simple pin-up au moment de parler de son partenaire horloger, la marque suisse Movado, qui cartonne aux Etats-Unis.

Votre papa est juge, votre maman avocate. Leur annoncer que vous vouliez devenir actrice n’a pas dû être évident, non?

Disons que j’ai été obsédée par ce rêve depuis que je suis toute petite. Ils n’ont pas été surpris, mais ne comprenaient pas d’où pouvait venir une envie si forte. C’est vrai que souvent, quand on dit à quelqu’un qu’on veut devenir actrice, ils répondent: «OK, très bien, mais comment tu comptes gagner ta vie?» comme s’il s’agissait d’un simple passe-temps. Mais déjà très jeune, j’étais quelqu’un de très déterminé et j’ai fait en sorte de réussir. Aujourd’hui je crois qu’ils sont fiers de mon parcours. Jamais ils n’ont tenté de me mettre des bâtons dans les roues. Sans doute parce qu’ils pensaient que ce n’était qu’un intérêt passager.

Ils étaient bien loin de la réalité, non?

Tellement! Mais cela vient de leur vie à eux. Ils ont toujours visé des métiers libéraux et des salaires qui leur permettraient d’assurer l’éducation de leurs enfants. Cela n’a pas été du tout facile pour ma maman de devenir avocate. Elle m’a expliqué qu’elle ne voulait pas devoir refuser des leçons de comédie ou un appareil dentaire à ses enfants pour des motifs financiers. Je leur dois beaucoup.

Le monde des tribunaux est lui aussi assez théâtral, non?

Haha, c’est vrai! Mais mon envie ne vient pas de là. Un été j’ai suivi mon amie qui a choisi de suivre un cours de théâtre. Elle était timide et sa maman voulait que je l’accompagne. J’ai adoré ce cours, j’ai commencé à tourner des pubs. Rapidement, jouer la comédie est devenu une sorte de thérapie pendant mon adolescence, qui a été marquée par beaucoup de hauts et de bas. Le théâtre m’a permis de comprendre les émotions que je ressentais, les états d’âme que je traversais et de relativiser.

Aujourd’hui vous êtes épanouie, mais encore parfois tête en l’air. Etre l’égérie d’une marque de montres vous empêche d’être en retard?

C’est vrai que c’était mon pire défaut il y a quelques années. Je ne suis pas totalement guérie, mais je me suis beaucoup améliorée. On apprend toujours de ses erreurs. En fait, Movado m’a surtout appris à devenir plus stylée, plus élégante. Mais je vais vous surprendre: porter une montre me permet aussi de m’éloigner de mon smartphone, qui occupe une place beaucoup trop importante dans nos vies à tous. On ne peut s’empêcher de trouver une excuse pour checker nos portables toutes les 30 secondes. «Oh, je regarde juste l’heure…» et ensuite tu vois que tu as un message et tu ignores les gens autour de toi et pars dans ta petite bulle virtuelle. Depuis que j’ai l’heure au poignet, je reste concentrée sur le moment présent et sur mon entourage.

C’est drôle, parce qu’aujourd’hui on ne porte plus vraiment une montre pour savoir l’heure, mais plus comme un accessoire de mode…

Ah, c’est clairement les deux pour moi. Ça peut sembler assez dingue, mais porter une belle montre m’a aidé à mûrir, à être plus à l’aise avec moi-même. Je ne peux plus me permettre de traîner en tenue de yoga toute la journée. Si cela ne tenait qu’à moi, je sortirais en pyjama et sans la moindre trace de mascara. Devenir ambassadrice d’une marque cool mais sophistiquée m’oblige à montrer cet autre aspect de moi. A devenir une femme, en quelque sorte. Je suis désormais une trentenaire bien dans ses… talons!

Vous avez joué pour le petit et le grand écran. Quel est le meilleur tremplin selon vous?

Il y a peu de temps encore, la télévision était stigmatisée, mais les choses ont bien changé. Les tournages sont de plus en plus similaires. Moi, tout ce qui m’importe, c’est de faire du bon boulot. Quand on débute, on doit penser à tellement de choses: apprendre ses répliques, bien les réciter, trouver la lumière, interagir avec les autres acteurs… Les aspects techniques ne sont pas négligeables et on ne peut pas apprendre à les maîtriser ailleurs que sur un plateau. J’ai commencé avec la pub, puis des séries et de très mauvais films d’horreur… Toutes sortes de tentatives, toutes plus hasardeuses les unes que les autres. Mais à chaque fois j’ai appris quelque chose, notamment à gérer mes nerfs.

La différence de base entre une série et un film reste la durée du tournage?

Oui, mais on ne le ressent pas comme ça. True Detective, où j’apparais dans la première saison, a été tourné comme un film de huit heures. A Hollywood, on dit «ce n’est pas une série, c’est HBO», une chaîne qui a et se donne des moyens énormes.

Être belle, ça facilite ou ça complique la vie?

Wow! Je ne sais pas! C’est toujours agréable de se sentir jolie. Je fais tous ces rôles sexy, où je suis parfaitement maquillée et habillée… ou déshabillée (rires). C’est une direction intéressante que je n’avais pas anticipée. Plus jeune, je n’étais jamais la bombe dont tous les garçons étaient fous. Mais pour revenir à votre question, belle ou pas, on doit toujours faire ses preuves, surtout en étant une fille. La confiance en soi, voilà la solution!

Après toutes sortes de rôles, pensez-vous avoir atteint un niveau où vous pouvez être plus exigeante avec les scénarios que vous acceptez?

Oui! Ma vie a beaucoup changé ces dernières années. Je commence à vivre des expériences incroyables parce que les gens me considèrent différemment. Je ne vais plus aller faire semblant d’avoir une crise cardiaque ensanglantée dans la boue dans un film douteux. Je vise plus haut, même si ça fait peur.

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