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«Bêtes», du fantastique en Romandie

Le cinéaste Greg Zglinski revisite le paysage de Vevey à Fribourg sur le code horrifique. Pas en touriste.

Filmcoopi

1. Du savoir-faire et défaire l’apparence

Le réalisateur Greg Zglinski, depuis «Tout un hiver sans feu» (2004), reste fidèle à son identité hybride. Le Suisse d’origine polonaise, 50 ans, pose ici en héritier du Polanski, «Locataire» comme lui à l’École de Lód, celui qui révolutionnait le film fantastique avec «Le couteau dans l’eau».

2. Des amours sanglantes

Venus d’Autriche, un cuisinier et une écrivaine concilient leurs passions en touristes, de Vevey à Fribourg, de cafés en auberges. Au volant de leur voiture, Nick tue un mouton, Anna (Birgit Minichmayr) se heurte la tête. Et tout dérape. Amnésie, confusion, paranoïa s’emparent de la jeune femme qui écrivait sur une épouse qui veut trucider son mari. En parallèle, à Vienne, une «fausse jumelle» d’Anna (et ex-amie de Nick), se tue. Les amateurs de fantastique extrapoleront.

3. De la métaphore sous les clichés

Les paysages romands se fracassent sous l’assaut du fantastique. Soit un couteau dans l’eau du Léman. Avec assurance, l’auteur enquille les pistes sous les clichés, débusque des métaphores fantasmagoriques. Du mouton christique au volubile chat noir, l’élégance prime sur le gore. Avec un panache sombre, «Bêtes» est dédié à Jörg Kalt, coscénariste avant de se suicider.

La bande-annonce:

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