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Bouli Lanners joue au vieil ado rock'n'roll

Dans «Je suis mort mais j'ai des amis», le Belge enterre sa vie de garçon à sa manière.

Dans «Je suis mort mais j’ai des amis», Bouli Lanners, Belge d’ascendance flamande et wallonne, honore joyeusement l’amitié, l’héritage, selon lui, le plus précieux du monde. Avec un humour mal peigné et une générosité aussi vaste que son tour de taille, le colosse ressemble à un improbable frère jumeau de Gérard Depardieu. Surtout quand, comme dans ce film de potaches, il pétarade sur une moto rock’n’roll, vers un but improbable. Un road movie à la Mammuth , où il figurait, il ne manquait plus que ça par cette météo enfiévrée de canicule. Les réalisateurs Guil­laume et Stéphane Malandrin, duo de Nordistes plus chaud bouillant qu’une friteuse, ont composé la partition spécialement pour lui. L’aîné des frères a œuvré avec Kervern et Delépine sur l’explosif Aaltra en tant que producteur, le second comme conseiller au scénario du remarqué Bouboule , de Bruno Deville, formé à l’ECAL. En résumé, ils définissent leur collaboration comme une grosse cuite bien bouillie pour Bouli. «On voulait prendre nos personnages et les passer à la machine à laver, bouton d’essorage réglé sur 1600?tours/minute.»

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