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Branagh devine Poirot

L’acteur réalisateur lisse ses moustaches avec gourmandise dans «Le crime de l’Orient-Express».

Si de nombreux romans policiers d’Agatha Christie ont été adaptés au cinéma, Le crime de l’Orient-Express, merveille d’intrigue par ses implications sociopsychologiques et sa résolution, inspira finalement peu depuis 1934 - reste le célèbre film de Lumet en 1974. Ceci s’explique sans doute par les moyens requis, du fastueux «palace à roulettes» qui ici reconstitué, sert d’écrin au huis clos, à l’ample chorale des suspects. Kenneth Branagh compose un savoureux Hercule Poirot, se glissant dans le costume du détective belge avec une suavité aussi adéquate que ses moustaches.

Shakespearien corps et âme, il est déjà arrivé au cinéaste pour matérialiser des projets plus personnels, de se jouer du moule hollywoodien, voir Thor, Cendrillon. Cette fois, l’ex-inspecteur Wallander joue la partition glamour à l’ancienne. À la tête d’une troupe très chic, Daisy Ridley (la Rey de Star Wars!), Michelle Pfeiffer en divorcée vieillissante, Judi Dench en lady et autre Willem Dafoe en escroc, il laisse se développer un entêtant parfum rétro. Au risque de paraître suranné, même si une suite s’annonce déjà.

Adaptation

(USA, 12/12, 107’)**

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