Passer au contenu principal

Chaplin comme vous ne l'avez jamais vu

Yves Debraine était le photographe attitré de l’artiste. Un livre et une exposition réunissent des images rarement montrées.

Avec sa femme, Oona – saluée par le directeur de l'Hôtel Werner Müller –, dans le hall du Beau-Rivage lausannois, le 2 décembre 1952.
Avec sa femme, Oona – saluée par le directeur de l'Hôtel Werner Müller –, dans le hall du Beau-Rivage lausannois, le 2 décembre 1952.
Archives Yves Debraine
Au Tribunal de Vevey, en 1954. Charlie Chaplin vient y régler un différend avec une ancienne secrétaire. S'opposant au stand de tir de Gilamont, il y reviendra trois ans plus tard, en procès contre la commune.
Au Tribunal de Vevey, en 1954. Charlie Chaplin vient y régler un différend avec une ancienne secrétaire. S'opposant au stand de tir de Gilamont, il y reviendra trois ans plus tard, en procès contre la commune.
Archives Yves Debraine
Yves Debraine était le photographe attitré de l'artiste. Un livre et une exposition réunissent des images rarement montrées.
Yves Debraine était le photographe attitré de l'artiste. Un livre et une exposition réunissent des images rarement montrées.
Archives Yves Debraine
1 / 5

La star mondiale fait aussi partie de la mythologie locale. Quand Charlie Chaplin (1889-1977) décide de s’installer en Suisse au début des années 1950, il débarque comme un morceau d’étoile descendu du cosmos. À son arrivée, il croise le regard d’un jeune photographe indépendant, Yves Debraine, qui le saisit dans le hall d’entrée du Beau-Rivage, à Lausanne, quelques heures après son arrivée à l’aéroport de Genève, le 2 décembre 1952.

Ces premières prises de vues inaugurent une longue relation de confiance entre le jeune reporter de 27 ans et le monument du cinéma qui cherchait à échapper au Maccarthysme, aux controverses sur ses conquêtes féminines et aux soucis fiscaux. Le chasseur d’images fera le pied de grue devant l’hôtel, ce qui lui permettra de conseiller un restaurant au couple Chaplin – La Pomme de Pin à la Cité – et de réaliser de nouvelles photographies de la célébrité qui, dès le lendemain, l’embarque à sa suite dans l’Oberland bernois où il se met en quête d’une résidence.

Vingt ans d'images

Chacun sait qu’il s’établira finalement à Corsier-sur-Vevey, au manoir de Ban, sur le site duquel s’est désormais ouvert le Musée Chaplin’s World, tout à la gloire de l’artiste exceptionnel qui y vécut jusqu’à sa mort. L’institution présente tout prochainement sa première exposition temporaire. Une soixantaine de tirages – beaucoup de grands formats – d’Yves Debraine, alors que sort, en parallèle, l’ouvrage «Chaplin Personal. 1952-1973», approfondissant un corpus d’images collectées pendant vingt ans. Car celui qui vendait ses clichés est rapidement devenu le photographe attitré de la famille du patriarche.

«Il était régulièrement appelé au manoir pour documenter une fête de famille, un anniversaire et réaliser des cartes de vœux de fin d’année où apparaissait toute la famille», rappelle son fils, Luc Debraine. «Il avait ensuite la liberté de les faire publier, en accord avec Chaplin.» L’actuel directeur du Musée de l’appareil photographique de Vevey a plongé dans les archives de son père pour en éditer les meilleures images. «Heureusement, ses archives étaient bien classées et il gardait la plupart du temps les pages de «L’Illustré», de la «Schweizer Illustrierte», de «Paris Match» ou du «Sunday Post» comme justificatifs.» Cette rigueur de classement lui a permis de sélectionner de nombreuses photographies qui n’avaient jamais été publiées auparavant.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.