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«Cherchez la femme» qui lève le voile avec culot

Venue du documentaire, la cinéaste iranienne Sou Abadi signe une première comédie politique. Des idées sous les niqabs.

DR

1. Une réalisatrice qui avait été oubliée

En 2001, l’Iranienne Sou Abadi ne manquait pas d’insolence pour filmer les interdits qui persistaient dans une société en pleine mutation. SOS Téhéran ne donna pas suite. Une grosse dépression plus tard, la cinéaste, 49 ans, renaît.

2. Un vaudeville… en apparence

Le résumé évoque le joyeux confessionnal de Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu? La cinéaste préfère citer Certains l’aiment chaud ou Cyrano de Bergerac. Dans Cherchez la femme, Armand et Leila, enfants d’immigrés iraniens, étudiants à Sciences Po, s’aiment comme des Parisiens ordinaires. Jusqu’au jour où le frère de Leila, rentré radicalement changé du Yemen, s’oppose au couple. Pour continuer à voir sa dulcinée, Armand décide de porter le voile, subterfuge paraît-il commun. Mais voilà que le frangin de Leila s’éprend de cette mystérieuse amie. De quoi créer des quiproquos.

3. Une bataille contre les clichés

Sou Abadi l’avoue, sa bagarre contre l’obscurantisme a pu effaroucher le distributeur du film. Mais jamais ses acteurs. Au passage, la chanteuse Camilla Jordana accroche par une performance enthousiaste. «Au-delà, note la cinéaste, ils ont tourné comme un acte militant. Comme l’équipe, tous se sont dit: «Voilà, c’est un film utile, il faut le faire maintenant.»

Comédie politique (Fr./Ir., 88’, 10/14) Cote: **

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