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Le cinéma iranien et ses visées politiques survivent grâce à «Un homme intègre»

Prix Un Certain Regard à Cannes, le film de Mohammad Rasoulof articule beauté et courage en prenant des accents kafkaïens

L’acteur Reza Akhlaghirad a été primé en Turquie pour ce film.
L’acteur Reza Akhlaghirad a été primé en Turquie pour ce film.

Les réseaux de diffusion du cinéma ont beaucoup changé en une vingtaine d’années et un film tel qu’Un homme intègre de l’Iranien Mohammad Rasoulof ne bénéficie à Lausanne que d’une sortie à l’écart du grand circuit, grâce au repêchage de la petite salle du Zinéma.

Le métrage a pourtant été distingué par la section Un Certain Regard en mai dernier à Cannes. Au-delà de la question de savoir si l’irruption d’un Abbas Kiarostami dans le jeu mondial serait aujourd’hui encore possible, c’est toute la question du cinéma comme vecteur d’échanges internationaux qui se pose alors que ce genre de films d’auteur se réfugie dans les festivals.

Car le 9e métrage de Rasoulof se positionne avec courage sur un terrain politique d’actualité: la corruption de la société iranienne telle que vécue par un éleveur de poissons rouges (Reza Akhlaghirad) qui cherche à s’inscrire sans compromis dans une communauté qui n’est pas la sienne.

Toute comparaison avec la propre situation du cinéaste, sous les foudres des censeurs depuis 2010 au moins, n’est pas interdite. Mais c’est plutôt l’engrenage implacable de cette fable sinistre, magnifiquement rythmée et incarnée avec force, qui retient l’attention.

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