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Autant en emporte Spike Lee

Après une longue éclipse, le cinéaste rebelle prend l’arme de l’ironie dans «BlacKkKlansgman» et retrouve le succès. Sans en perdre son cinéma

En mai dernier, au Festival de Cannes, «BlacKkKlansman: J’ai infiltré le Ku Klux Klan» était salué du Grand Prix du jury pour sa causticité salvatrice sur l’Amérique en crise. Pour mémoire, il y a bientôt 30 ans, quand Spike Lee pose sur la Croisette la grenade dégoupillée «Do the right thing», le président du jury, Wim Wenders, l’ignore au palmarès. Le bouillant Afro-Américain déclare aussitôt à la presse avoir gravé sur le bois d’une batte de baseball Louisville Slugger le nom du réalisateur allemand. De quoi évaluer la mue du personnage.

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