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Des femmes iraniennes et pakistanaises en lutte

«La mauvaise réputation» et «Malaria» abordent une thématique similaire. Critique.

Les grands airs procurent un effet physique: on sent la voix se déployer, s’élever, enfler… jusqu’à la note finale qui couronne le grand air d’une manière d’orgasme Alain Duault Auteur du «Dictionnaire amoureux de l’opéra» Nisha, jeune fille pakistanaise vivant en Norvège passe d’échec en échec dans «La mauvaise réputation» de Iram Haq. DR
Les grands airs procurent un effet physique: on sent la voix se déployer, s’élever, enfler… jusqu’à la note finale qui couronne le grand air d’une manière d’orgasme Alain Duault Auteur du «Dictionnaire amoureux de l’opéra» Nisha, jeune fille pakistanaise vivant en Norvège passe d’échec en échec dans «La mauvaise réputation» de Iram Haq. DR

Les prises de parole issues de la nébuleuse féministe #MeToo ont surtout donné de la visibilité à des problématiques occidentales. Mais l’esprit de l’époque transparaît également dans une perspective plus globale, du moins à travers un cinéma aussi prompt à dériver dans un système supposément inique – Hollywood – qu’à poser les bonnes questions dans des cultures où la cause féminine s’oppose à de très vieilles et lourdes traditions. Il n’est donc pas interdit de voir un signe des temps dans la sortie presque conjointe des films «Malaria» du réalisateur iranien Parviz Shabahzi et de «La mauvaise réputation» de la réalisatrice pakistano-norvégienne Iram Haq. Tous deux arrivent en Suisse avec un peu de retard mais après un beau parcours en festivals.

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