FIFDH: un documentaire féministe primé

GenèveLe documentaire «Delphine et Carole, insoumuses» a décroché le Grand Prix de sa catégorie au FIFDH qui s'achève dimanche.

Le FIFDH se clôture dimanche à Genève.

Le FIFDH se clôture dimanche à Genève. Image: Keystone

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Le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) qui se termine dimanche à Genève a connu un très grand succès public. «Delphine et Carole, insoumuses», un documentaire franco-suisse sur le féminisme, a décroché le Grand Prix dans sa catégorie.

Ce film de Callisto Mc Nulty a séduit le jury par sa vivacité, sa fraîcheur et son engagement, indiquent samedi les organisateurs dans un communiqué. Il raconte la lutte de deux cinéastes féministes, Delphine Seyrig et Carole Roussopoulos, dans les 1970. Le Grand Prix est doté de 10'000 francs.

Dans la même catégorie, «On Her Shoulders», d'Alexandria Bombach obtient le prix Gilda Vieira doté de 5000 francs. La réalisatrice met en lumière le courage de Nadia Murad, une Yézidi de 23 ans, qui a été esclave sexuelle auprès de l'Etat islamique.

Le Grand Prix fiction, doté de 10'000 francs, revient à «The Boy Who Harnessed The Wind» de Chiwetel Ejiofor. Selon le jury, cette oeuvre reflète de manière spectaculaire l'urgence à laquelle la société africaine est confrontée aux changements climatiques.

Le Prix de l'Organisation mondiale contre la torture, doté de 5000 francs a été décerné à «Congo Lucha» de Marlène Rabaud. C'est «un film plein d'humanité, très riche artistiquement, qui allie moments poignants et humour, pour montrer une image différente d'un pays accablé par plus de 20 ans de conflit».

Salles combles

Les organisateurs tirent un bilan très positif de cette édition 2019 avec un taux de remplissage des salles de 92% dans les 62 lieux du Grand Genève et en Suisse romande. Durant dix jours, 300 intervenants ont participé à 200 événements autour de 47 films.

«Ce qui a marqué cette édition, ce ne sont pas des mouvements, mais ce sont des femmes et des hommes du terrain qui risquent leur vie tous les jours, des personnes trop souvent invisibles à qui nous avons donné la parole à Genève et qui ont bouleversé des salles entières», a déclaré Isabelle Gattiker, directrice du Festival, citée dans le communiqué. «C'est un immense facteur d'espoir», a-t-elle ajouté.

La participation des femmes au débat public aura été l'une des lignes directrices de cette édition. L'activiste féministe brésilienne Ludmilla Teixeira a notamment dénoncé le recul de la démocratie et des droits humains au Brésil.

Papyrus

L'identité de la Suisse et son rôle dans le monde ont été questionnés lors d?un débat réunissant l'ancien diplomate Tim Guldimann, l'ancienne vice-présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Christine Beerli et l'ancien procureur et conseiller aux Etats Dick Marty Le FIFDH a également donné la parole aux personnes sans statut légal régularisées à Genève dans le cadre de l'Opération Papyrus.

Le FIFDH se poursuit dimanche avec la présentation d'«Un Tramway à Jérusalem» du cinéaste Amos Gitaï. Le FIFDH mettra aussi à l'honneur le rôle du cinéma documentaire pour témoigner de la guerre en Syrie avec la projection de «Still Recording». L'écrivain français Edouard Louis clôturera cette édition. (ats/nxp)

Créé: 16.03.2019, 20h23

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