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Succès Netflix, «Roma» est projeté en salle à Vevey

Multiprimé hier aux BAFTA, le film d’Alfonso Cuarón réservé aux abonnés Netflix peut être vu sur un grand écran vaudois. Exclusivité.

«Roma», d’Alfonso Cuarón.
«Roma», d’Alfonso Cuarón.
DR

«Attention, «Roma» sur grand écran, n’est une exclusivité que pour l’Europe francophone, il y a eu des projections en Suisse alémanique, en Allemagne aussi», nuance Jean-Pierre Grey. Pour mémoire, le programmateur de Cinérama Empire, à Genève, a obtenu d’exploiter en salle le film d’Alfonso Cuarón qui, produit par Netflix, restait confiné à l’usage des 139 millions abonnés de la plateforme. «De là, Yves Moser, directeur de Cinérive, à Vevey, m’a fait part de son envie de le jouer lui aussi, et j’ai pu obtenir le même passe-droit.» Seule cachotterie à cet arrangement rare au vu du reste du monde, Netflix a obtenu «par une clause stricte du contrat», que les chiffres de fréquentation restent secrets. «Mais, lâche Jean-Pierre Grey, sur le plan genevois, je suis très satisfait. D’ailleurs, nous poursuivons l’exploitation du film jusqu’aux Oscars, où il est cité dix fois, le 24 février.»

Et «Roma» va y flamber. Déjà célébrée par le Lion d’or de la Mostra de Venise alors même que le Festival de Cannes l’avait rejeté pour son ADN impur, cette chronique à la facture sépia collectionne les trophées depuis l’automne. Ainsi, ce week-end, après avoir triomphé aux États-Unis, notamment aux Golden Globes, «Roma» a été couronné en Grande-Bretagne de quatre BAFTA, dont ceux des meilleurs film et réalisateur.

«Pourtant, note Jean-Pierre Grey, mon initiative a créé un sacré remue-ménage parmi les distributeurs de films car, disaient certains, j’introduisais le loup dans la bergerie. Pourtant, cette exploitation me semble complémentaire, je suis heureux d’avoir actionné ce levier. Que ça plaise ou non, j’entends récidiver avec le prochain grand film Netflix, «The Irishman» de Martin Scorsese, avec Robert De Niro. Aux États-Unis, Netflix envisage d’ailleurs aussi une sortie en salle. De toute façon, ils dictent les règles, ciblées sur un objectif, maximaliser les abonnés.» Draguer les auteurs, c’est aussi un efficace coup de pub à l’évidence. Dont Martin Scorsese préférait relever «la courageuse prise de risque», «The Irishman» étant resté sans financement pendant de longues années.

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