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Les hôtes du Transylvania s’éclatent en croisière

Phénomène rare, la série se bonifie. Sans doute parce que Drac et ses potes prennent des vacances.

Depuis 2012, la galerie logée à l’enseigne d’«Hotel Transylvania», au contraire de tant de franchises, se bonifie. Ainsi, le volume 3 des aventures de Drac le vampire veuf et de son énergique descendante Mavis, désormais mariée à un humain et mère d’un hybride, fouette le sang.

Non pas que l’histoire en soi révolutionne l’animation, puisque air connu, la tribu du prince solitaire dépressif s’embarque pour une croisière loin des paysages glacés de Transylvanie.

Mais ces «monstrueuses vacances», veinées de piété filiale et d’humour nonsensique, articulées selon les dés­ormais prévisibles références à la culture pop, assurent avec une légèreté des plus satisfaisantes. Il faut y voir le talent de Genndy Tartakovsky, réalisateur qui arriva aux États-Unis à l’âge de 7 ans et découvrit, émerveillé, les cartoons de Tex Avery.

Fan de Bugs Bunny, Tom et Jerry et autres énergumènes, le cinéaste dope chaque personnage de trouvailles visuelles qui donnent une fraîcheur classique à son cartoon. Sans atteindre le génie des Looney Tunes, l’épisode aligne des numéros infusés de comique slapstick sans faiblir.

Du fabuleux kraken terrorisant les foules comme un DJ sourdingue à Ibiza, à la séduisante espionne que la gymnastique de l’amour fou retourne, «Hotel Transylvania 3» reste la bonne adresse en matière d’animation cet été. Juste après, bien sûr, une virée chez «Les Indestructibles 2».

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Animation (USA, 107’, 6/6) Cote: ***

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